‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 227 sur 406 · Burchell, Hist. univ. des voy,y t. XXVI, p · texte numérisé non relu

Burchell, Hist. univ. des voy,y t. XXVI, p

2. Alexander, Expédition into the Interior of Africa, t. !•', p. 98, 173.

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compensation*. Quant à la femme, sa valeur vénale la protège souvent. Le mari-propriétaire a acheté sa femme et il se soucie fort médiocrement de la pureté de ses mœurs, puisqu'il en fait sans difficulté un objet de trafic*, aussi, alors qu'elle lui devient infidèle sans permission, la considération du prix d'achat et du profit possible de la location retient souvent son bras vengeur. Il est libre d'ailleurs de punir ou de pardonner et parfois le châtiment de l'adultère est terrible. Au Bornou, par exemple, on écrase l'une contre l'autre les tètes des coupables, après leur avoir au préalable lié les pieds et les mains ^ A Kaarta, dit Mungo-Park, les deux coupables sont mis à mort. Par exception, chez les Soulimas, la femme adultère en est quitte pour avoir la lèlc rasée, mais elle perd la faculté, très singulière et peut-fMre d'origine berbère, de pouvoir quitter son mari, à volonté, en lui restituant simplement le prix d'achat déboursé par lui. Toute la vengeance du mari s'abat sur l'amant et il en fait son esclave *. A Jouida, dans le Dahomey, le mari ofTensé avait encore, en 1713, le droit d'invoquer le pouvoir judiciaire et de faire «Hrangler ou décapiter sa femme coupable par le bourreau en titre ^. L'homme complice n'était pas épargné et parfois, dit Bosman, on le brûlait à petit feu. Ce souci de faire souffrir longtemps les délinquants se n^ trouve dans l'Ouganda, où le roi M'tésa faisait démembrer lentement les adultères, en prescrivant de ne désarticulera la fois qu'un segment de membre et de le jeter aux vautours, qui s'en repaissaient sous les yeux des suppliciés ^ Chez les Achantis, le mari, justicier souverain, peut à son gré ou

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