‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 235 sur 406 · Id., /6id.,t. Il, p · texte numérisé non relu

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offensé coupait le nez et les oreilles à la femme adultère *. Vaprès le même auteur, chez les Guaxlotillans, la femme îlait menée devant le cacique et, en cas de culpabilité reconnue, elle était dépecée et mangée *.

Dans l'ancien Mexique, Tadultère était généralement puni de la lapidation ' ; et même, dans certains districts, ce crime entraînait l'écartclement de la coupable ; ailleurs les juges ordonnaient simplement au mari de lui couper le nez et les oreilles*.

Au Pérou, la loi punissait aussi de la peine capitale Tadultêre ordinaire ^ Pour Fadultère commis avec une d<»s femmes de Flnca, (ils du soleil, il n'y avait pas de châtiment assez terrible; le coupable était brûlé, ses parents étaient mis à mort, sa maison détruite (Pizarre).

Par exception, au Guatemala, l'affaire se réglait par composition, par une amende de plumes précieuses, que touchait le mari. Ce dernier pouvait aussi soit répudier sa femme, soit lui pardonner et, dans ce dernier cas, il était fort approuvé. Si l'adultère était commis avec la femme d'un grand seigneur, le crime acquérait naturellement une exceptionnelle gravité; alors l'homme coupable était étranglé, s'il était noble; précipité, s'il était vilain. Nous retrouverons bien ailleurs cette iniquité hiérarchique: car, en cette maliôre comme en bien d'autres, les diverses sociétés et races humaines se répètent volontiers.

1. Dëmeuiiicr, loc. ci^, t. I", p. i2i. lld., /6irf.,t. 1* p. 225.

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