‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 236 sur 406 · Prcscolt, HisL de la conq. du PéroUy l. 1"', p · texte numérisé non relu

Prcscolt, HisL de la conq. du PéroUy l. 1"', p

r». Bancrufly Native Races of ihe PacifiC'StaieSf l. U, p. 673.

Vil. — DE l'adultère chez LES MONGOLS ET EN MALAlSIlj

Ainsi les Mongols d'Asie semblent avoir copié les MoDgt'{ loïdes d'Amérique. Chez les Tartares nomades, un hoi de la classe inférieure, s'il a commis un adultère avec femme de sa classe, paye au mari lésé quarante-cinq lèl« bétail; mais l'époux doit se venger sur la femme volage; hj loi l'y invite; en effet, s'il la tue, les dommages-intérêUeij bétail restent sa propriété; sinon ils deviennent celle di prince. Mais, advient-il qu*un homme de basse condition aiti un commerce illicite avec la femme d'un prince, alors le crime est effroyable, l'homme est taillé en pièces, l'épouse infidèle est décapitée, la famille du coupable réduite ei servitude*. A en croire un voyageur tout moderne, te mœurs mongoles se seraient sur ce point considérableroert adoucies, l'adultère serait aujourd'hui extrêmement commua en Mongolie et si peu réprimé que les femmes ne se donn^ raient presque plus la peine de le cacher'.

Dans le Thibet lamaïque, les maris ne prendraient pas non plus l'adultère au tragique. La femme s'en tirerait moyennant une correction, et son amant, par une amende payée au mari ou aux maris, quand il y en a plusieurs'.

En ce qui touche l'adultère, la législation chinoise actuelle est relativement modérée. D'abord elle interdit expressémenl au mari de prêter ou louer sa femme, ce, sous peine de quatre-vingts coups de bambou*. Sans doute la femme chinoise peut être emprisonnée pour adultère % mais elle est surtout

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