‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 278 sur 406 · R. et J. Landor, Hist. univ. des voyages^ t. XXX, p · texte numérisé non relu

R. et J. Landor, Hist. univ. des voyages^ t. XXX, p

mey, sont célèbres, et les femmes y jouent aussi, comme victimes, un rôle important. Nous savons, d'ailleurs, que les Germains primitifs avaient des coutumes analogues; car, à quelque race qu'ils appartiennent, souvent les sauvages de tous pays se répètent et se ressemblent.

Chez divers peuples, les sacrifices funéraires s'atténuent, sont remplacés par des mutilations plus ou moins volontaires, obligatoires surtout pour les veuves. Je citerai, pour mémoire, l'amputation d'un petit doigt, en usage chez les Ilottentots, les Mélanésiens, les Charmas; les plaies, dont les veuves polynésiennes se zébraient le corps et la face. Ces démonstrations sanglantes étaient obligatoires, et elles étaient loin de correspondre toujours à un chagrin réel. A Noukahiva. Porter vit une veuve se prostituer aux matelots américains, quoiqu'elle eût encore, sur le cou, la poitrine et les bras, des blessures funéraires toutes béantes*.

Cette revue des mœurs et coutumes sauvages relativement aux veuves n'a guère été qu'une longue énumération de brutalités, de cruautés et d'injustices. Toute cette iniquité s'atténue plus ou moins en pays barbare; mais il s'en aut qu'elle s'efface.

Page 1