Porter, Hist univ. des voyages^ t. XIV, p
sans doute^été dictée par les mômes raisons et avec bien autres similitudes existant dans des pays et des races fort issemblables elle tend à prouver que la sociologie scien- Qque peut être plus qu'un mot et un rêve. Dans le Boutan imalayen, une veuve, à qui la polygamie ne répugne point, beaucoup de chances de se remarier, si elle a une sœur lus jeune et libre encore, que le nouveau mari puisse pouser en même temps*. — Dans les familles polyandres, il e saurait guère y avoir, pour la femme, de veuvage réel. insi, à Ladak, si le frère aîné, l'époux en chef, vient à mou- Tj sa propriété, son autorité et sa part de femme passent a frère puîné, que ce frère soit ou non l'un des maris *. 'est là une sorte de lévirat, qui tout naturellement s'impose ans les ménages polyandriques, et écarte tout d'abord la uestion des veuves, si embarrassante avec les autres formes e mariage. — Cette question des veuves a été résolue très rossièrement, parfois très cruellement, dans l'empire du lilieu. Quoique, par de certains côtés, la vieille civilisation hinoise puisse faire honte à la nôtre, elle est fort arriérée ncore relativement à tout ce qui concerne la veuve. Nous vous vu précédemment, que, pendant toute sa vie, la sujétion le la femme chinoise est extrême, qu'elle doit obéissance l'abord à ses parents, puis à son mari, puis à son lils, qu'elle st mariée ou plutôt vendue sans qu'on ait besoin de la conulter. Mais le veuvage n'affranchit pas la femme; car elle représente une valeur dont les parents du mari héritent et dont Is ont souvent hâte de tirer profit. Aussi arrive-t-il fréquemnent que la veuve chinoise est remari^ée d'autorité, c'esti-dire revendue, sans que l'on songe, cette fois encore, à lui lemander son assentiment. On va même jusqu'à comprendre lans le marché l'enfant à la mamelle, quand il y en a un.
1. Voyage au Boutan^ par un auteur hindou, in Revue britanniquey 18^.