Morcrooft and Trcbeck's, Traveli, t. I*', p
■IIS L'fiVOLCTlON DT! MARtAGE ET DE LA FAMILLE.
Pour modérer l'empressemeDl des parents avides, la li même dû inlervrnir et enjoindre de ne pas vendre la ï( aont l'expiration de son deuil. Veut-elle échapperau tra6c l'on fait de sa personne, la veuve chinoise, si elle n'a pa< fortune, n'a guère d'autre ressource' que de se faire bonze — Seules, les veuves, que leur rang ou leur richesse met au-dessus du commun, finissent souvent leur vie sans s'i ou être unies à un nouvel époux '; car la fidélité posthi est fort encouragée, en Cliine, par l'opinion publique, qu l'intéiAt n'y contredit point, La fiancée elle-même, deve veuve avant d'être femme, est fort estimée, alors qii'i s'ensevelit h jamais dans une douleur de commande; ii naturellement on ne demande pas la réciproque au lian veuf de sa promise, — Si la veuve distinguéx', qui reste l'onsolable, est fort approuvée, celle qui ne peul ou nev pa,s snr\ivnî à son mari reçoit les plus grands honneurs. '. tableltes sont érigées dans les temples en mémoire des jeu filles fiancées, qui se suicident sur la tombe de leur lian et, deux fois par an, certains mandarins fout des oblatii en leur honneur'. A bien phis forte raison en est-il de mê pour les vraies veuves.
En 1857, la Gaiette de Pékin a publié un décret, ace danl une tablette d'honneur i\ la mémoire de la femme d' mandarin, qui s'était empoisonnée en apprenant la morl son mari, tué dans une bataille contre les rebelles. Ces > cides de veuves se font publiquement, solennellement, grande pompe. Dans les premiers jours de janvier 181 deux jeunes veuves se suicidt^rent ainsi à Fou-Tchéou, présence de plusieurs milliers de spectateurs, t'ne autre a\'ait fait autant à la fin de décembre 1860*. II semble de