‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 307 sur 406 · Omaha Sociology, p. 255. in Smithsonian ReportSy · texte numérisé non relu

Omaha Sociology, p. 255. in Smithsonian ReportSy

•i. L. Morgan, Ancient Societies^ p. 178.

S,\d,flbid., p. 535.

aie LÉVOLUTION DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE.

un arbre généalogique à sept branches était peint sur le mur de la maison commune, et, sauf le cas d'un grand senice rendu au clan, on ne pou\Tiit se marier avec aucune des personnes parentes au degré indiqué par Farbre généalogique*. En fait, on était bien sorti de la cx)nfusion familiale, de la parenté purement tolémiqu€y mais le principe réglant les unions conjugales n'avait pas encore varié. — Dans le Yucatan, sous peine d'être considéré comme un renégat, on ne devait pas épouser une personne de même nom, c'està-dire de même cKin". Les sauvages Abipones seraient aussi exogames, au dire de Dobritzhoffer. — La règle fléchit naturellement à mesure que la civilisation se développe. Les Nahuas interdisaient encore le mariage entre parents consanguins; mais, au Nicaragua, la prohibition ne s'appliquait plus qu'aux parents du premier degré ^.

Nous avons vu jadis, en décrivant la famille chez les animaux, qu'elle est habituellement maternelle; c'est autour de la femelle que se groupent les jeunes. Quant au mAle, s'il n'abandonne pas la famille, il n'y exerce d'autre fonction que celle de chef de bande. C'est sûrement ainsi que se sont formées les premières hordes humaines, et quand on y a été assez intelligent pour se préoccuper de la filiation, c'est d'abord de la parenté utérine que l'on s'est soucié. U\ famille primitive a été maternelle. Au reste, dans la confusion des unions sexuelles, la filiation paternelle aurait été d'une détermination difficile; aussi commença-t-on par n'y attacher aucune importance : le père ne fut point regardé comme parent de ses enfants.

Nous retrouverons, dans bien des contrées, la famille maternelle, ou au moins ses traces, mais c'est surtout cheï

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