‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 317 sur 406 · Id., Jbid., p. 86-4iJ · texte numérisé non relu

Id., Jbid., p. 86-4iJ

LE CLAN ÂMILIAL EN AUSTRALIE ET EN AMÉRIQUE. 3il

jelle reculant beaucoup les limites de la famille naturelle.

Quand on voulut sortir de ce mariage communautaire et ontracter une union individuelle, on dut recourir à divers rtifices. L'un de ces procédés transitoires est resté en usage lans la tribu des Kurnai^ dans le Gippsland australien.

Chez eux, les termes usités pour désigner la parenté cousent encore l'antique existence d'un mariage fraternel ; nais ils n'en ont pas moins adopté, dans la pratique, le maiage individuel. La manière dont se contractent ces maiages individuels retrace vraisemblablement ce qui a dû se casser primitivement, quand quelques novateurs essayèrent réchapper au mariage communautaire, en enlevant la femme ^référée par eux et ne rentrant dans la tribu qu'après avoir »btenu le pardon des leurs et la ratification de leur audaieuse entreprise. Tout mariage, chez les Kurnai, doit se aire par enlèvement de l'une des femmes de leur tribu, tiême quand ce rapt a été précédé d'un échange amiable de œurs, ce qui est assez ordinaire. Ce rapt simulé est puni par in simulacre de vengeance. Les fugitifs sont poursuivis; ils ont même maltraités, mais point mis à mort. On les châtie iniquement pour obéir aux vieilles coutumes des ancêtres. fuand tout est terminé et réglé, quand le couple fugitif est éintégré parmi les siens, la femme appartient à l'homme [ui l'a enlevée; celui-ci n'est plus obligé de l'offrir aux visisurs de son clan, ainsi que le voulait l'ancienne liospitiilité uslralienne' : elle est à lui seul. Quelquefois le ravisseur %alise son droit de propriétaire unique, en avertisvsant ['abord ses amis, leur conduisant et leur livrant la femme, |ui ensuite lui appartient*.

A mesure qu'évoluait le mariage communautaire, battu en trèche par l'instinct individualiste, la famille consanguine

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