Id., Ibid.,p
LE CLAN FAMILIAL EiN AUSTRALIE ET EN AMERIQUE. 345
néca'. En résumé, un Iroquois doit être exogame au point de vue du clan ou des clans, mais il peut être endogame dans la tribu.
Le motif de l'interdiction du mariage dans le clan est / toujours la parenté supposée. Ainsi la loi des Indiens Tinné 1 défend à un homme du clan Chitsangh d'épouser une femme du même clan, parce que cette femme est sa sœur*.
Les enfants appartiennent toujours à la gens y au clan de leur mère.
Ces règles varient plus ou moins de tribu à tribu, sauf rinterdiction du mariage dans le clan, qui est générale et rigoureuse. Ainsi, chez lesOmahas,un homme peut prendre femme dans une autre tribu, même si cette femme appartient à un clan du même nom que le sien ; mais il ne peut se marier dans son clan, parce que toutes les femmes de ce clan sont réputées ses parentes : sœurs, tantes, nièces, filles, etc. Nous verrons tout à l'heure à quelles femmes s^appliquent ces appellations diverses, qui, chez les Peaux Rouges, ont un sens beaucoup plus large que chez nous^
Ces coutumes ou des coutumes très analogues étaient en vijgueur chez un grand nombre de tribus américaines. Aujourd'hui encore, les Indiens des Moqui pueblos vivent dans leurs habitiitions communes, comme au temps de la conquête, et ils y sont répartis en neuf chins *.
Dans le pueblo d'Orayba, les parents d'une femme mariée, qui est décédée, prennent le bien de la morte et les enfants, ne laissant à l'homme que son cheval, ses habits et ses armes « ; car, en se mariant, la femme n'a pas cessé d'appartenir à son clan d'origine. — Chez les Pipiles du Salvador,