Ibid.y t. U. pT
UTOUamàU. — L'Êvoiation du Mariage. 23
3U L ÉTOLCTKHI Dl MâMAGE ET DE LA FAMILLE.
>ojil jeiiD*'>. Plus tard, ils ne les reconnaissent plus et souvent
même les chassent.
L'homme, qui a sûrement débuté comme ranimai, esl ] iirrivé df l>onne heure, non pas à des idées de liliation piv- .' n<(f, mais à une vague idée de consanguinité entre tous les memhrr's d»^ sa horde. Dans ces petits groupes primitifs, on n'a pa< distingué d'abord entre la parenté réelle et la parenté , fictixv. Tous les hommes d'un même clan ont été frères, toutes les femmes ont été sœurs, et, l'habitude invétérée de Texogamie aidant, il s'est formé une morale grossière, qui condamnait les incestes sociaux. Mais, comme la vie du clan étitit avant tout communautaire, tout en interdisant les mariages dans le sein du clan, on a décidé que les clans de même nom, c'est-à-dire ayant essaimé les uns des autres, semient unis par une sorte de mariage social, toutes les femmes deTun étant communes à tous les hommes de l'autre. Puis, avec le temps, l'instinct d'appropriation individuelle ayant miné la primitive communauté, les femmes se répartirent entre les hommes; il se forma des familles, souvent singulières, et dont j'aurai à reparler. Il n'y avait plus de promiscuité de clan à clan, mais toujours l'on devait prencli*e feiiiine dans un clan allié. — La première filiation, qui fut délrnninée, fut sûrement la liliation maternelle : la primitive confusion conjugale n'en permettait pas d'autre. Mais enfin, une fois la famille plus ou moins instituée, on put classer les parents, distinguer différents degrés de consanguinité.
On n'y parvint pas sans peine. Il fallut du temps pour s'y reconnaître, pour débrouiller l'écheveau familial. Longtemps on continua h confondre la parenté fictive avec la parenté réelle. — Il y eut là toute une longue et difficile évolution, que nous allons maintenant étudier.