‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 335 sur 406 · PovfcW, Reporté of Smithsonian Institulion · texte numérisé non relu

PovfcW, Reporté of Smithsonian Institulion

riag»^, c^ui d*- r«*poiix,«*eux de la femme, ceux du tils, ceux du mari de la tille; 5* les parents consan^oiins, comprenant le> i*laii> de la mère, de la grand*mère et du père '.

I.^ Omaha^ admettent doD«: des groupes entiers de soidisant parent> tout à fait inconnus dans nos sociétés individualistes: en outre, les parents adoptés comptent dans leur famille exactement au même titre que les autres.

Si Ton reste dans la panmté réelle, on voit qu'elle ost comprise aussi d'une manière très large. Je me bornerai à donner, à tilr»^ dVxemples détaillés, la description de la famille chez lo> Sénécas-Iroquois et chez les Omahas. — Chez les Sénécas-Iroquois, la ligne directe, ascendante et descendante, est courte. On ne va pas au delà du grand-père et de la grand'mère, du petit-lils et de la petite-fille. Les ancêtres et desirendants plus éloignés sont tous compris sans distinction dans les mêmes catégories; ils forment des groupes de grands-pères ou de petils-lils. — En ligne collatérale, on procède de la même manière, par groupes. Ainsi, pour une femme, les fils et filles d'une sœur sont des enfants, des fils ou des filles, au même titre que les siens, et leurs enfants sont ses pelils-enfanls. La parenté collatérale est confondue alors, au moins dans la terminologie, avec la parenté en ligne directe. Au contraire, les fils et filles du frère d'une femme sont seulement ses neveux el nièces. Comment expliquer celle confusion familiale d'un côté, el cette distinction de l'autre *? Il la l'aiii vraiseiiihlablement rapporler à Thabitude, qu'ont les Indiens Peaux-Rouges, d'épouser à la fois un lot de sœurs. Une femme confond sous une même dénomination ses enfants et ceux de sa sœur, parce que le mari de cette sœur, ce que nous appelons son beau-frêre, aurait pu être son mari; il est pour elle un mari virtuel. Inversement, pour un

i. Owen Dor5*»y, Omnhn Sociohgtj, p. 2ô2, in ReporU of Smithsoniûn Mi-

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hommey les enfants du frère, les nièces et neveux fraternels, sont des fils ou des filles; leurs enfants sont des petits-fils ou des petites-filles, tandis que les enfants et petits-enfants de la sœur sont seulement des neveux et nièces ^ Raisonnant comme nous l'avons fait tout à l'heure, on est amené à supposer que ces dénominations remontent à une époque lointaine, où les frères avaient leurs femmes en commun, mais où ils n'épousaient point leurs sœurs. — Cette supposition est confirmée par l'examen de la parenté collatérale ascendante. Ainsi, que l'on soit homme ou femme, le frère du père, l'oncle paternel, est un père; ses lils et ses filles sont des frères ou des sœurs.

On appelle tantes seulement les sœurs du père ou de toute personne portant le titre de père. Les enfants de ces tantes sont des cousins. — Pour un homme, la parenté d'oncle est restreinte aux frères de la mère, et les enfants de ces oncles sont des cousins. — La sœur de la mère d'une personne, la tante maternelle, est pour cette personne une mère; ses enfants sont, non pas des neveux et des nièces, mais des fils et des filles. — Toutes les sœurs, réelles ou fictives, sont mutuellement des mères pour leurs enfants. — Les enfants des frères d'un homme sont, non pas les neveux de cet homme, mais ses fils ou filles ; au contraire, ceux de ses sœurs sont des neveux ou des nièces», vraisemblablement parc^ que ces dénominations ont été créées à une époque où les frères épousaient bien en commun des groupes de sœurs, mais non pas leurs sœurs propres.

Les Peaux-Rouges Omahas distinguent les degrés de parente à peu près comme les Sénécas-Iroquois. Pour eux aussi, les ascendants les plus lointains sont tous des grands-pères ou des grand'mères. Ils classent aussi leurs parents par

1. Lewis Morgan» Ancienl Societies, p. 436. 1 Id., Ibid., p. 438.

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groupes, formés d'individus virtuellement ramenés à de semblables degrés de consanguinité ou d'alliance. Que Ton soil hommeou femme, on appelle c pères ou frères,» des catégories plus ou moins nombreuses d'individus : tous ceux, à qui le père d'une personne donne le titre de frères sont, pour cette personne, des pères; tous ceux, que la mère d'une femme appelle ses maris, maris virtuels, sont aussi des pères pour cette femme. On donne le nom de c mère » à toutes les femmes réputées les sœurs, les tantes ou les nièces de sa mère, aussi à toutes les femmes virtuelles de son père.

Un homme a pour femmes virtuelles les femmes de ses frères et aussi leurs veuves, à cause du lévirat.

Si l'on a un beau-frère, qui soit en même temps le mari d'une tante paternelle, sa sœur est votre petite-fille.

Un homme devient votre beau-frère, s'il est seulement le mari d'une tante paternelle; car il peut épouser votre sœur.

Le mari d'une lille, d'une nièce ou d'une petite-fille, est un beau-fils ^

On appelle ff frères et sœurs » tous les fils et toutes lesAlks des personnes réputées pères ou mères. — Vous appelez grand'mères toutes les femmes, réelles ou virtuelles, des grands-pères, toutes les mères ou grand'mères de vos pères et de vos mères, toutes les femmes que vos pères et vos mères appellent sœurs paternelles.

Un homme a pour lils tous les fils de ses frères ou de ses femmes virtuelles ; mais les sœurs de ces fils sont, pour lui, des sœurs. — Vne femme appelle « neveux et nièces » les lils et filles de ses frères, mais les enfants de sa sœur sont ses enfants; car leur père est, pour elle, un mari virtuel.

(ihez les Omahas, un homme appelle c neveu ou nièce » le fils ou la fille de sa sœur. — Une personne, quel qu'en

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