Owcii ïiorscy, loc. cit.., p
soit le sexe,* appelle petils-enfanis tous ceux qui sont appelés les enfants des fils, filles, neveux, nièces, ou réputés tels. — Un homme a pour oncles tous ceux que ses mères appellent < frères > ; pour tantes, toutes les sœurs de son père et les femmes de ses oncles. Un homme a pour beaux-frères les maris de la sœur de son père; car ils sont les maris réels ou virtuels de ses sœurs; une femme les a pour maris virtuels *.
De ces parentés de convention résultent diverses interdictions de mariage. Un homme ne peut épouser les femmes qu'il appelle c filles de sœurs » ou petites-filles, etc. Une femme ne peut se marier avec les hommes qui sont ses fils, les fils de sa sœur, de sa tante ou de sa nièce, ses frères, etc'.
Mais un Omaha peut épouser toute femme, qui ne lui est pas consanguine, pourvu qu'elle ne ligure pas parmi les affinités prohibées '.
Sur les autres tribus peaux-rouges, nous n'avons pas de renseignements aussi détaillés ; mais nous en savons assez pour être certains que leurs systèmes de parenté sont très analogues à ceux des Sénécas-Iroquois et des Omahas. Partout, sauf chez quelques tribus en voie d'évolution, la filiation est maternelle; presque partout, on ne peut, sans commettre un crime, épouser une femme ayant même totem ^. Chez les Mandans, les Pawnies, les Arickaries, un homme appelle « sa femme )> la femme de son frère. Chez les Grows, une femme appelle sa « camarade » la femme du frère de son mari ; elle l'appelle sa (f sœur » chez les Winebago. Dans diverses tribus, le mari de la sœur de la femme d'un homme est le € frère » de cet homme ^.
i. Owen Dorsey, ioc. cil. y p. 254, 255.