A. (iiraud-Tculoii, toc. cil. y p
2. noliiibcrg,5/ci4î6n ïther die Wàlker des Rustischen Amerikay p. 32. y. L. Morgan, loc. ci/., p. 166,344.
descendants masculins, directs, qui, seuls, avaient le droit de se prévaloir de leur origine et les fils héritaient *. Il semble qu'au Mexique l'évolution familiale fût plus avancée ; là c'est toujours la personnalité paternelle qui domine; c'est le père qui dicte aux enfants des règles de conduite, des préceptes de morale. Les mères recommandent à leurs filles d'être soumises à leurs maris, de leur obéir, de s'ef forcer de leur plaire.
Les mœurs familiales, que je viens de décrire, sont générales dans l'Amérique du Nord ; elles ne sont pas universelles, en ce qui concerne l'exogamie, puisque, nous dit Hearne, beaucoup de Chippeouays prennent fréquemment pour femmes leurs sœurs, leurs filles, même leurs mères *. Nous savons, d'autre part, que les Incas péruviens épousaient leurs sœurs et que, dans tout l'empire péruvien, on ne se mariait pas hors du district administratif.
Dans l'Amérique du Sud, la diversité est encore plus grande. Les Caraïbes épousaient indistinctement leurs parentes, les sœurs exceptées ' ; au contraire les Indiens de la Guyane pratiquaient l'exogamie lotémiquc, comme les Peaux- Rouges *.
Les Indiens du Guatemala ne connaissaient pas la parenté maternelle. Ils épousaient volontiers leurs sœurs, pourvu qu'elles ne fussent pas du même père, et chez eux les enfants appartenaient à la classe du père, même quand la mère était esclave ^ Parmi les Mayas, la descendance se notait aussi dans la ligne masculine ^ Dans diverses Iribus sauvages du Mexique, les femmes n'héritaient pas. Chez les
1. H. spencer. Sociologie y t. Il, p. 340. t. Id., /6td., t. II, p. 218.
3. Squier» States of Central America, p. 237. i BreU» Indian Tribei of Guiana, p. 98.