Yale, New-Zealand, p
LE CLAN FAMILIAL ET SOiN ÉVOLUTION. 367
être approuvé par rassemblée des amis et parents, sans doute le clan * ; il intéressait la communauté.
Aux lies Havaï existait une confuse parente par classes, analogue à celle du clan familial chez les Peaux-Rouges, mais bien plus grossière. On se mariait encore par groupe de frères et de sœurs, mais généralement les frères n'épousaient pas leurs sœurs. Quant aux noms exprimant les degrés de parenté c'étaient des noms de classes. Lesllavaïens n'avaient pas de mots pour dire « père » ou « mère >. Ils se servaient de l'expression mkûay q^ui signiiiait c parents ». Pour dire « père », on y adjoignait le mot € kana > qui signifie mâle » : Mkûa kana^ parent mâle. Pour dire « mère », on disait : Mkûa ouahinUy parent femelle. Pas d'expression spéciale pour dire « fils » ou « (ille ». Ils se servaient du mot keikiy enfant, petit, auquel on ajoutait /:ana ou ouahina, comme précédemment, soit « enfant mâle » ou t enfant femelle ». La langue ne possédait pas de termes équivalant à « frère » ou « sœur * ». Le mot employé pour dire « épouses » est collectif; il s'applique à la sœur de la femme aussi bien qu'à la femme proprement dite et signifie littéralement « femelle » ; de même pour dire « mari », on se sert du mot kana (mâle), qui s'applique aussi au frère du mari et au mari de la sœur. Toutes les sœurs d'une fenmie sont dites « les femmes du mari de cette femme », même, quand quand elles ne le sont pas réellement '. Les Ilavaïens n'ont pas d'expressions pour dire t grand -père » ou « grand'mère ». Leur mot kupuna signiiie un ancêtre â un degré quelconque au-dessus du père et de la mère (mAûa). De même ils manquent d'une dénomination spéciale pour dire « petit-fils > ou « petite-lille ». Comme les frères et sœurs