‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 344 sur 406 · Paulding, Hisl. univ. des voy.f t. XVI, p · texte numérisé non relu

Paulding, Hisl. univ. des voy.f t. XVI, p

i. L. Morgan, Ancient Societiei, p. 37i.

3. Id., Ihid., p. AiS. — Mac-Lennan, Primitive Marriage , p. 375.

36b L'ÉVOLUTION DL MAKIAGt ET DE LA FAMILLE.

ne se mariaient plus d'ordinaire entre eux, les femmes appelaient le mari ou les maris de leurs sœurs non pas c maris», mais « compagnons intimes » {pûnalûa) K

De ce confus système de parenté, primitivement basé, à ce qu'il semble, sur la promiscuité des frères et des sœurs, pouvait sortir, révolution aidant, soit la famille paternelle, soit la famille maternelle; mais ce fut la seconde, qui, la première, s'en dégagea, et au temps de Cook, les rangs et dignités des chefs se transmettaient dans la ligne féminine*. — Une coutume singulière, signalée par Cook, aux lies de la Société, doit peut-être s'interpréter dans le sens de la (iliation maternelle. J'entends parler de la transmission du titre et de la dignité des chefs à leurs premiers-nés et cela au moment même de la naissance. Dès que la femme d'un chef avait mis au monde un fils, un enfant mâle, le père était déchu et devenait un simple régent; il devait l'hommage à son fils et ne pouvait rester en sa présence sans se découvrir jusqu'à la ceinture ^ — A Tonga, la filiation maternelle était bien établie ; le rang se transmettait par les femmes, qui même régnaient quelquefois *, et le père n'était pas parent de son fils ^

Dans ces dernières années, et manifestement sous l'inr fluence européenne, le système familial s'est modifiée en Polynésie. A Tonga, la filiation masculine se substitue peu à peu à la filiation féminine ^ Les Maoris de la Nouvelle-Zélande ont aussi adopté la filiation agnatique, mais ce nouveau système s'y heurte encore à d'an-

Page 1