Sourate, IV
LETOURlIEAO. — L'ÊvoluUun du MaHagc. 25
pouvail commettre quelque écart sans que la famille propriôlaire en fût responsable, exactement comme le niaîtiv romain répondait de ses esclaves ; 2** l'homme et la fenimt* pouvaient se marier sur le pied d'égalité; 3" riiomme achetail sa femme ou ses femmes*. La première forme de mariage, le mariage par servitude de l'homme, qui, au lieu d'épouser, rst épousé par la famille de sa femme, est actuelleinenl tombée en désuétude en Malaisie, mais elle a laissé derrière rllr, dans cerUiins districts, le système de la filiation maternelle. C'est l'oncle maternel, qui est le chef de la famille, ou à son défaut le fils aîné de la famille de la femme. NVxislet-il ni oncle, ni fils assez âgé, c'est la mère qui devient K* chef de la famille, et le père ne prend sa place que dans le cas où elle a disparu et où tous les enfants sont mineurs. A la moi'l d'un homme, ses biens ne reviennent ni à s;i lamine, ni à ses enfants, mais à sa famille maternelle, en premiei' lieu à ses frères et sœurs. D'ailleurs l'homme marit' conliiuie à vivre dans sa famille maternelle ; c^est le champ de sa famille qu'il cultive et il n'aide sa femme qu'accidentellement*. En résumé, dans ce système, l'individu, homme ou femme, n'est point aifi^anchi de la famille où il est né; c'est pour cette famille que la femme engendre; la filiation cl l'héritage doivent donc suivre la ligne maternelle. Mais il n'en esl point de même dans toute la Malaisie. Marsden nous a[)prend, que parfois un homme achète sa femme en donnant une sœur en échange^; il faut bien qu'alors il soit propi'iétaire de sa sœur et par suite de la femme, qu'il se procure au moyen de ce troc.
Aux îles Arou, les hommes achètent leurs femmes, en don-