‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 356 sur 406 · Id., I · texte numérisé non relu

Id., I

3. Lettre$ édifianUs.i. IV. p. 327 (Voyage en Ethiopie du médecin Ch.-J. Poucet) en 1698-1700).

ujourd'hui encore, dans la noblesse malgache, le mariage ntre frère et sœur est fort commun *.

A coup sûr, rien n'est plus loin de Texogamie que les nariages entre frères et sœurs ; mais, à vrai dire, il n'y a las de lien logique et nécessaire entre la forme de la filiation Jt les coutumes exogamiques ou endogamiques.

Les Malgaches contractent des mariages incestueux, selon lous, tout en ayant conservé la filiation maternelle ; au conraire les Arabes et les Kabyles, obéissant en cela aux pres- TÎptions du Koran, ont horreur de l'inceste. Le livre sacré interdit en effet de prendre pour femme sa mère, sa fille, sa $œur, sa tante paternelle ou maternelle, sa petite-fille, sa !)elle-mère, sa belle-fille, bien plus, sa nourrice et même ia. sœur de lait. On ne doit pas non plus épouser en même temps les deux sœurs' ; c'est bien là une exogamie réduite, 3t pourtant le Koran établit très nettement la fiimille paternelle et même patriarcale. L'étude de la famille en Malaisie dl chez les aborigènes de l'Inde achèvera de nous prouver, que, dans le même pays, dans la même race, les divers systèmes de mariage, de famille, de filiation, peuvent coexister, que par conséquent, il faut se garder de formuler h leur sujet des lois sociologiques trop rigoureuses.

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