A. Giraud-Tculon, loc. cit. y p. 41, H
4^ L'ÉV0LUTI03i MI MAKUGE ET M. Ll FAXaiX.
lion Utérine, ii y a loin enconf. Les lois saionoe tiit. V|li, burgonde (lit. XIV), alleroaode ait. LVll et XClls n'appellent les femmes â la succession qu'à défaut d'as«:endanU mâleb; la loi des Angles leur préfère les agnals paternels jusqu'au cinquième degré.
En n-sumé, on ne peut citer en faveur de Fantiqut^ eii>tence de la filiation materaelle chez les barbares d'Euro(ie que deux témoignages précis, celui de Strabon, relatif aux Iliêres. et le cas des Pietés, chez qui les listes des rois nioo- Irenl que les jières et les fils avaient des noms différents el que les frères succédaient au lieu des fils*. — De cette ah- M.*nce ou plutôt de cette rareté des preuves en faveur de l'ancienne existence de la famille maternelle chez les barbares d'Europe, conclurons-nous qu'elle n'y a pas existé? Nullement; nous dirons seulement que cette antique filiation est possihh*, probable même, mais encore insuffisamment établie.
O qui est incontestable, c'est que partout et toujours, les peuples en voie de civilisation ont adopté la famille paternelle, en accordant même au père de famille des pouvoirs excessifs. Ce qui est vraisemblable, c'est que, dans la majorité des cas, la filiation paternelle a succédé à la filiation maternelle et à des formes familiales plus ou moins confuses. Cetle famille paternelle ou même patriarcale est-elle le terme suprême de l'évolution familiale? En fait de mariagr; et de famille, l'évolution, qui jusqu'ici ne s'est jamais arrêtée, a-t-elle dit son dernier mot?