‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 40 sur 406 · ûf., p · texte numérisé non relu

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sang pour se donner à des roquets de basse extraction, à des mâles qui ne sont pas nés. On en cite, qui, pendant des semaines entières, ont persévéré dans ces passions dégradantes, repoussant entre temps les mâles les plus distingués de leur race*.

Il arrive aussi, même chez les espèces célèbres par leur fidélité, que d(»s actes de hkhelé amoureuse se commettent. Ainsi la femelle des pigeons abandonne souvent son mâle, si cv dernier est blessé ou débile* : lo malheur n'est pas attrayant et Faniour n'inspire pas que de l'héroïsme.

En terminant cHIq courte élude sur l'union î^^xu(»lle dans le règne animal, j(^ formulerai les |>ro[)ositions générales qui s'en dégagent.

Toutes les espèces organiques subissent la tyrannie de la fonction génési(jue, garante de la durée du type.

Dégagé de tous les accessoires conipliqués, quisouvenlle voilent, le phénomène de la reproduction, chez les espèces bi>oxuées, se ramène ess<»ntrellcinent a la conjugaison de deux icllules.

(Ihez les animaux intellig<'nls, la fonction génésique retentit dans les centres nerveux sous forme de violents désirs, qui surexcitent toutes les facultés psychi(iues et physiques, en éveillant ce que nous appelons l'amour.

Au fond, Tamour des animaux ne dilfère pas de celui de l'homme. Sans doute il n'est jamais aussi quintessencié que celui de Pétrarque, mais il est souvent plus délicat que celui des races inférieures et des individus mal doués, qui, tout en appartenant au genre humain, ne cherchent dans l'amour, suivant une énergique expression du Plutarque d'Amyot, qu'à « se saouler seulement >.

Mais, chez beaucoup d'espèces animales, l'union sexuelle

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