‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 87 sur 406 · SUR LE MARIAGE · texte numérisé non relu

SUR LE MARIAGE

En dehors des formes rares et singulières d'association sexuelle ou conjugale, que nous venons de passer en revue, les types matrimoniaux sont peu nombreux chez les peuples plus ou moins civilisés ayant déjà institué un mariage, c'està-dire une association sexuelle régie par des conventions généralement admises.

Les formes de mariages le phis universellement usitées, celles auxquelles la majeure partie du genre humain est

rrivée et s'est arrêtée, sont la polygamie et la monogamie lu monandrie. J'aurai à en parler longuement. Actuellement e traiterai d'un autre type de mariage, infiniment moins épandu sans doute, mais qui pourtant existe ou a existé m divers points du globe ; je veux parler de la polyan- Irie.

Je n'ai plus à démontrer que la morale est variable et perectible, qu'elle résulte de la vie sociale et n'est qu'une cote nal taillée entre les besoins, les désirs et les nécessités de 2L lutte pour vivre. Nos sentiments moraux sont simplement [es habitudes incamées dans notre cerveau, des instincts rtificiellement créés : aussi tel acte réputé coupable à Paris lU à Londres peut être et est fréquemment tenu pour innoent ou même louable à Calcutta ou à Pékin. Pour juger mpartialement le mariage polyandrique, il faut se souvenir le ces vérités élémentaires. Non pas, certes, que la polyandrie ratique soit très rare chez nous, mais .elle est blâmée, tenue lour criminelle, obligée de se cacher. La possession légale, égulière, au grand jour, d'une femme par plusieurs hommes, [ui tous sont des maris au même titre, choque extrêmement ujourd'hui nos sentiments et notre moralité.

Pourtant les sociétés humaines, petites ou grandes, doivent t veulent vivre, et il est telle condition maîtresse, qui im- K>8e le régime polyandrique, par exemple, une inégalité onsidérable entre le nombre des hommes et celui des femmes. hr, cette disproportion peut résulter de causes diverses. *oiit d'abord elle peut être naturelle, comme elle l'est chez ertaines espèces animales. Chez les lépidoptères, par xempie, on a compté neuf cent trente-quatre mâles pour ept cent soixante et une femelles ^ Pour être moins grande, i disproportion n'en est pas moins réelle dans le genre

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