Darwin, Descendance^ p
9i I/RVOLITION I>r MAKIAOE ET DK LA KAMILLK.
humain. En jj^énoral et presque partout où il a pu r»tr(» déloiminé, le rapport entre les naissances masculines et féminines donne un certain excédent de garçons ; ce rapport a clé trouvé, en Europe, de 106 pour 70 millions de naissances; mais notre grande mortalité masculine rétablit à peu près l'équilibre dans les premières années de la vie. Le rapport des naissances est loin, d'ailleurs, d'être identique dans tous les pays d'Europe et on le voit même subir des oscillations dans un pays donné. D'ordinaire il est, en Angleterre de 104,5 ; en France de 106,3; en Russie de 108,9 ; à Philadelphie de 110,5. Pour certaines catégories ethniques ou sociales, la proportion des naissances masculines augmente très notablement. Elle s'élève à 113 pour les juifs de Prusse, à 114 pour ceux de Breslau, à 120 pour les juifs de Livonie. Chose plus singulière encore, le rapport sexuel des naissances masculines aux naissances féminines augmente pour ceilaioes professions; il est, par exemple, plus élevé pour \esclergymen d'Angleterre *. On le voit même varier spontanément. Cette année (1886), pendant plusieurs mois, la propoilion des naissances féminines s'est notablement élevée ;\ Paris. En France, pendant une période de quarante-quatre ans, il est arrivé, cinq fois dans un département et six fois dans un autre, que les naissances féminines aient excédé. Au Cap de Bonne-Espérance, on n'a compté, chez les blancs et pendant plusieurs années, que quatre-vingt-dix à quatre-\'ingt-dixneuf naissances masculines.
La raison ou les raisons de ces oscillations spontanées dans la proportion des sexes nous échappent encore. Nous les constatons seulement et nous sommes autorisé à en conclure que la production du sexe, chez l'embryon, tient à des causes relativement secondaires. Il est sur, par exemple, que les cler-