‹ L'évolution du mariage et de la familleChapitre 90 sur 406 · Dan»;ii, Ducendance^ p. i/U · texte numérisé non relu

Dan»;ii, Ducendance^ p. i/U

t. Id., !bid.

:{. Houzcau, Facultés mentales des animaux^ t. V\ |>. 282.

proportion numérique des sexes n'est pas rétabli d'une autre manière. En effet, dans presque tous les pays polyandres, on a pratiqué larj^ement Tinfanticide des filles. Il semble d'ailleurs que la coutume de sacrifier les enfants de sexe féminin influe à la longue sur la production naturelle des sexes. Ainsi les Todas polyandres, qui, jadis^ tuaient leurs filles, ont actuellement encore un rapport sexuel de 133,3 pour les adultes, et de 124 pour les enfants*.

En Polynésie, où l'infanticide des filles était si largement pratiqué, le rapport sexuel est aujourd'hui encore tout à fait en faveur des naissances masculines.

A la Nouvelle-Zélande, la proportion des sexes était, en 1858, de 130,3 pour les adultes, et de 122,2 pour les nonadultes*.

En 1839, aux îles Sandwich, le rapport numérique était de 125,08 pour les adultes et de 125,75 pour les non-adultes.

En 1872, un recensement général de toutes les !lcs Sandwich donna pour proportion numérique des sexes 125,36.

Mais il y a plus d'une manière de fausser la proportion des sexes; il n'est pas nécessaire de tuer presque tous les enfants du sexe féminin, comme cela se faisait, chez les Gonds du Bengale, où, dans beaucoup de villages, Macpherson ne vit pas une seule fille^; il suffit de les vendre. C'est môme la vente des filles qui, dans bien des pays, a d'abord réfréné la sauvage coutume de rinfanti<:ide féminin. Les filles devinrent une marchandise négociée par les parents, rachetée plus tard par les hommes, puisqu'aussi bien on ne pouvait s'en passer; mais alors il arriva, dans diverses contrées et chez diverses races, que les hommes s'associèrent

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