A. BorliUoii
fjyiPien anglais ne sont pas d'une espi^ec» spéciale. Si pourtant ils ont plus d'enfants mâles que les autres habitants de FAngleterrc, le fait ne peut dépendre que de particularités intimes dans leur genre de vie. Gela fait penser à certaines prescriptions bibliques relativement à la vie conjugale et à la théorie, trop dédaignée, de M. Thury (de Genève), sur Tinfluence du degré de maturité ovulaire quant à la production des sexes.
Mais les oscillations spontanées dans la proportion des sexes sont toujours faibles ; même le type matrimonial ne semble pas influer sur elles, puisque, dans les harems de Siam, le rapport sexuel des naissances est sensiblement le même qu'en Europe*. D'autre part, on a constaté que des chevaux de coui'sc, très polygames, puisqu'ils servent d'étalons, ont.des descendants mâles et femelles en nombre exactement égal *.
Ce sont les agissements sociaux de l'homme, qui produisent dans la proportion des sexes les plus profondes perturbations. Tout d'abord, dans les pays sauvages ou barbares, où la mort violente est devenue presque ordinaire pour les hommes, le nombre des femmes adultes l'emporte de beaucoup sur celui des hommes adultes. Ainsi, à Bantou, quand les Hollandais .s'y établirent, il y avait dix femmes pour un homme'. Dans la Sonora, à la suite d'une guerre civile, il y avait sept femmes pour un homme. En dépit de toutes les prescriptions morales et légîiles, de pareilles conditions ont pour conséquence fatale la polygamie, déguisée ou non.
Au contraire une coutume extrêmement répandue en pays sauvage, celle de l'infanticide des filles, engendre non moins nécessairement la polyandrie, si l'équilibre dans la