‹ L'Évolution du Parkinsonisme et le Devenir des ParkinsoniensChapitre 19 sur 51 · PUR OE · texte numérisé non relu

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est impossible depuis 6 mois ; le malade ne quitte pas son fauteuil. Îl ne peut ni s'habiller ni manger seul.

L'état général est bien conservé.

Le 5 janvier 1925, l’état du malade est à nouveau consigné dans son observation.

La rigidité et le tremblement ne se sont pas étendus et présentent les mêmes caractères qu’en

Chaque matin comme en 1922, les infirmiers habillent le malade, le transportent dans son fauteuil et sont obligés de lui donner à manger.

Le 18 octobre 1925, le malade est dirigé sur l’hospice de Bicêtre, 1l en revient le 30 juillet 1930.

Il ne semble pas que pendant son séjour un changement se soit produit dans son état. Revu par nous en Juin 1932 et en mars 1933, voici le résultat de notre examen :

Nous sommes en présence d’un malade à l’aspect figé. La recherche de la rigidité nous révèle qu’elle est généralisée sans être excessive, sauf au niveau de lavant-bras droit et de la main droite qui sont en flexion. Tous mouvements actifs y sont impossibles. Un essai de mobilisation passive est très difficile par suite de la raideur très marquée à ce niveau, ce qui déjà en 1922 avait été noté. Venant s’ajouter à cet aspect figé du malade, un tremblement de moyenne tremblement que l’on re-

intensité agite sa tête trouve aux membres supérieurs, mais beaucoup moins intense. Le malade passe ses journées dans son fau-

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teuil ou chaque jour depuis 11 ans les infirmiers le transportent après lavoir habillé. On lui donne à manger. L'état général est excellent.

Ainsi ce malade est resté exactement ce qu'il était en 1922.

L'observation n° 1104 est aussi caractéristique de cette stabilisation. Résumons rapidement son histoire jusqu’en 1925. Encéphalite grave algo-myoclonique en juin 1920, après deux mois et demi de maladie, la malade reprend ses occupations habituelles pendant deux ans et demi.

En février 1923 un tremblement des mains oblige la malade à interrompre son travail.

En avril 1924 elle entre à Brévannes. À ce moment la malade a l’aspect figé des parkinsoniens, la rigidité très accentuée au niveau des membres inférieurs existe, mais moins marquée, sur tout le corps.

Le tremblement est localisé aux mains, il est continu et de moyenne intensité.

La démarche est lente, se fait par saccades, le corps penché en avant. La malade s’habille et mange seule.

En décembre 1924, l’état est sensiblement stationnaire.

La raideur est peu prononcée, facile à vaincre aux membres supérieurs, mais elle est toujours plus marquée aux membres inférieurs. Le tremblement des mains semble s'être atténué, les oscillations sont plus menues.

La marche se fait le corps soudé, fléchi en avant, les

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