‹ L'Évolution du Parkinsonisme et le Devenir des ParkinsoniensChapitre 36 sur 51 · ODA · texte numérisé non relu

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la marche. Tremblement généralisé. La durée de cet épisode aigue est difficile à préciser.

Juin 1925. Malade hospitalisée à Lariboisière par suite du tremblement et de la rigidité qui se sont accentués. Octobre 1926. — Hospitalisée à l'Hôpital de Brévannes.

C’est une grande parkinsonienne. Facies figé et inexpressif. Parole lente et monotone. Rigidité généralisée très marquée. La malade se déplace d’une seule pièce avec diffi-

culté.

Le tremblement existe aux mains et aux pieds, 1l est menu.

La malade a de grandes difficultés à se mouvoir, cependant la marche est possible, elle est lente. La malade mange seule, avec beaucoup de peine.

Août 1928. — La malade est de plus en plus raide. Le tremblement a augmenté et les difficultés pour se lever, marcher et manger seule sont de plus en plus grandes.

Décembre 1929. — La malade est à peu près complètement impotente. La rigidité est considérable et empêche les moindres mouvements. Les membres supérieurs sont en flexion.

Le tremblement est très marqué au niveau des lèvres et de la langue, ainsi qu’au niveau des 4 membres. Il existe des troubles de la déglutition.

La marche est encore possible avec un aide, mais la malade ne peut plus ni se lever ni manger seule.

Mars 1933. — Depuis décembre 1929, les examens successifs n’ont pas permis de noter une aggravation de son état. La malade est confinée au lit. Si l’on l’aide à se lever la marche est encore possible à petits pas, la rigidité est très marquée et la malade ne fait aucun effort pour réagir contre elle.

Une radiographie pulmonaire n’a montré aucune image pathologique.

PARKINSONISME APPARU TROIS ANS APRÈS L'ENCÉPHALITE. AGGRAVATION PROGRESSIVE PENDANT SIX ANS. Par- KINSONISME STABILISÉ DEPUIS TROIS ANS.

CG: Jean : 45 ans.

Février 1920. — Encéphalite frustre traduite par de la somnolence. Elle dure deux ou trois ans, sans que pour cela le malade cesse son travail.

Avril 1923. — Le malade quitte son travail. Le tremblement est apparu au membre supérieur gauche.

Juillet 1923. — Entrée à Brévannes.

La rigidité existe aux membres inférieurs. Le tremblement surtout localisé au bras gauche est menu, il s’accentue à l’occasion des mouvements. Il est peu marqué aux membres inférieurs.

Le malade se plaint de sueurs profuses et de bouffées de chaleur.

L'état général est bon. Le malade se lève, s’habille, mange et marche seul.

Novembre 19214. — Pas de modification du parkinsonisme, Janvier 1925.— La rigidité est très marquée au niveau

du bras gauche. Elle existe au membre supérieur droit, mais il faut la rechercher. Elle est très légère aux membres inférieurs.

Le tremblement toujours localisé au bras gauche est plus marqué.

La marche est facile mais la pointe du pied gauche traîne sur le sol.

L'état général est excellent.

1926. — Etat stationnaire.

1927. — À gauche, le tremblement s’est accentué, il

devient très net à droite, il prédomine aux membres supérieurs.

1928. — Aggravation. Augmentation progressive du tremblement et de la rigidité.

La marche devient difficile.

1929. — L’aggravation continue surtout par augmentation de la rigidité.

Le malade ne peut plus manger seul, la marche est très difficile.

Mars. 1933. — Depuis 1929, le parkinsonisme est stabilisé. État général bon. Une radiographie pulmonaire a été faite, elle ne présente aucune image anormale.

DéBur Du PARKINSONISME EN 1922 six MOIS APRÈS L’EN- CÉPHALITE. PÉRIODE D'AGGRAVATION LENTE DE 1922 A 1927. De 1927 a 1932, AMÉLIORATION PROGRESSIVE TRÈS NETTE. DÉCEMBRE 1932, RECHUTE ENCÉPHALITIQUE.

H... Georges : 32 ans.

Avril 1932. — Encéphalite léthargique ayant duré deux mois.

Août 1922. — Tremblement de la main droite.

Octobre 1922. — Tremblement de la jambe droite,

Novembre 1922. — Tremblement de la jambe et du bras gauche.

Novembre 1923. — Entrée à Brévannes.

Rigidité peu marquée.

Tremblement de tout le corps à oscillations assez grandes et rapides, surtout marqué aux deux membres inférieurs et au membre supérieur droit.

Le malade mange, s’habille seul. La démarche est presque normale à grands pas.

Soie

Mai 1924. — Le tremblement semble avoir augmenté, 1l a gagné le membre supérieur gauche.

Janvier 1925. — Amaigrissement de deux kilos. Crise

de somnanbulisme, sueurs profuses.

Novembre 1925. — La marche est très difficile. Exagération de tous les symptômes.

Juillet 1926. — L'état général est moins bon. Le malade ne mange plus seul, la démarche est quasi impossible, Octobre 1927. — L'état du malade s’est encore légère-

ment aggravé. Le tremblement et la rigidité sont un peu plus marqués.

Avril 1929. — Amélioration. Le malade qui, depuis 1926, ne mangeait plus seul et restait confiné dans son fauteuil, fait maintenant de petites promenades.

Mai 1932. — Grosse amélioration. Le tremblement généralisé est très atténué.

La rigidité est très légère.

La marche est à peu près normale. Le malade s’habille et mange seul, il travaille même dans un atelier de menuiserie.

15 décembre 1932. — Brusquement, le malade présente une exagération du tremblement qui se généralise à tout le corps et avec violents paroxysmes. La température s’est élevée à 390. Le malade est couvert de sueur, se plaint de céphalée.

Il existe des signes nets de réaction méningée. Une ponction lombaire est faite, l'examen du liquide céphalo-rachidien donne : 5 à 6 lymphocytes, 1 gramme d’albumine, 0 gr. 65 de sucre. ;

Le malade est traité par des injections de sapocridine intraveineuse.

La température s’abaisse progressivement et dès les premiers jours de janvier l’amélioration se fait sentir,

1er Février 1933. — L'épisode infectieux aigu est terminé. Le parkinsonisme s’est aggravé.

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