‹ L'Évolution du Parkinsonisme et le Devenir des ParkinsoniensChapitre 35 sur 51 · MONS · texte numérisé non relu

MONS

Ainsi, chez ces malades la tuberculose a évolué rapidement et l'examen anatomique a montré la présence de lésions jeunes, prenant même l'aspect de tuberculose aiguë.

Afin de pouvoir préciser l’époque du parkinsonisme à laquelle apparait et se développe la tuberculose, nous avons soumis tous nos malades valides à un examen radiographique. Aucun n’a présenté d'images de tuberculose en évolution. D’autre part, relevant les comptes rendus d’autopsies publiés ayant trait soit à des parkinsoniens Jeunes soit à des encéphalitiques, nous n'avons trouvé mentionner nulle part l’existence de foyers tuberculeux. Enfin, il nous a semblé que si un processus tuberculeux se déclare chez des malades valides, ceux-c1 sont capables avec l’aide de la thérapeutique de réagir et de faire régresser la tuberculose. Nous avons eu deux malades jeunes et valides qui furent atteints l’un de tuberculose aiguë sous forme de pneumonie caséeuse, l’autre de pleurésie sérofibrineuse. Chez le premier, sous l'effet d’une thérapeutique énergique on a pu espérer la guérison, malheureusement quelque mois plus tard, un nouveau foyer se déclarait entraînant la mort du malade. Chez le second, n° 1104 A, se développa en avril 1924 un épanchement sérofibrineux tuberculinisant le cobaye accompagné de signes fonctionnels et généraux graves. Un traite ment par ponction et pneumothorax permit de juguler l'affection et à l'heure actuelle cette malade est en parfait état au point de vue pulmonaire.

TE

Let

De tous ces faits, il convient de conclure :

19 Qu'il s’agit de tuberculose à évolution rapide ou de tuberculose franchement aiguë.

20 Que la tuberculose survient précocement en général dans les cinq premières années suivant l’encéphalite.

30 Que «la tuberculose est de règle à la période de déchéance et de cachexie par laquelle passent les parkinsoniens qui semblent mourir de leur maladie ».

Ainsi l’observation de malades longtemps suivis nous a-t-elle permis de faire des remarques non seulement importantes pour établir une histoire exacte et complète du parkinsonisme mais, susceptible à notre avis d’une correcte et précise interprétation pathogénique. Nos conclusions sont arrêtées. Elles imposent si elles sont aussi solides que nous les croyons, une conception dont l’importance pratique et doctrinale ne saurait être exagérée.

Un parkinsonien n’est pas un malade mais un infirme, au même titre qu’un hémiplégique, un athétogique, un eul-de-jatte. Il ne saurait être question de chercher à le guérir. Il convient seulement de l'aider à vivre avec son infirmitié et à la supporter vaillamment.

L'étude des parkinsoniens relève de la physiologie plus que de la pathologie. Les processus qui provoqueront tardivement les syndromes ne peuvent être influencés qu’à la phase du début de Pencéphalite.

ER et

Cest celle-ci dont il convient de dépister les cas frustres et dont il faudra apprendre à limiter les lésions avant d’en avoir préventivement raison. L'avenir est à la thérapie chimique.

Au début de ce travail nous disions que 50 malades ayant été hospitalisés à Brévannes nous servaient de base pour l'interprétation du parkinsonisme.

Nous donnerons ici 36 observations. 14 de nos malades ayant échappé à notre contrôle par suite de leur départ soit dans leur famille, soit dans d’autres établissements.

Dans nos observations nous avons essayé non pas de donner un tableau complet du parkinsonisme, mais de montrer l’évolution générale de l’infirmité par l’apparition des troubles fonctionnels.

Enfin, on trouvera pour les parkinsoniens décédés dont Pautopsie a pu être faite, le compte rendu des lésions qui furent la cause directe de leur mort.

PARKINSONISME CONTEMPORAIN A L'ENCÉPHALITE. JA PÉRIODE D'EXTENSION S’EST ÉTENDUE SUR QUATRE ANS,

Page 1