‹ L'Évolution du Parkinsonisme et le Devenir des ParkinsoniensChapitre 42 sur 51 · L.. Edouard : 37 ans · texte numérisé non relu

L.. Edouard : 37 ans

Septembre 1922. — Le malade fait une encéphalite se traduisant par de la somnolence, de la céphalée et de la fièvre. La guérison est complète après un mois.

Mars 1923. — Apparition du tremblement au niveau de la main gauche. Lentement et progressivement le parkinsonisme s’installe obligeant le malade à quitter son travail au début de l’année 1931.

20 Août 1931. — Entre à Brévannes.

Parkinsonisme peu marqué. Facies figé. Attitude soudée.

La rigidité prédomine au niveau du membre supérieur gauche ainsi que le tremblement. Le malade est très valide et se livre à de petits travaux manuels. Son état général est excellent.

Octobre 1932. — Aucun changement dans son état.

Mars 1933. — Aux dires du malade, état stationnaire

AU

depuis 3 ans environ. L'examen clinique ne montre aucun changement dans son état depuis son entrée.

HÉMIPARKINSONISME APPARU A L'OCCASION D’UNE GROSSESSE UN AN APRÈS L'ENCÉPHALITE. ÎL S’EsT ÉTENDU PENDANT QUATRE ANS. ÎL EST STABILISÉ DE- PUIS CINQ ANS.

P... Marie-Louise : 43 ans.

Février 1923. — Encéphalite épidémique suivie d’une tendance à la somnolence pendant un an environ.

Février 1924. — Au cours d’une grossesse, apparition du tremblement de la jambe droite et de la rigidité.

1924-1927. — Le parkinsonisme évolue lentement, mais la malade peut encore vaquer à ses occupations habituelles.

1927. — A la fin de l’année le parkinsonisme de plus en plus marqué oblige la malade à entrer dans une maison de santé. L'évolution continue, aux dires de la malade jusqu’en 1928. À ce moment, la rigidité et le tremblement sont localisés aux membres supérieur et inférieur droits.

2 Février 1932. — Entrée à Brévannes.

La rigidité existe au niveau de la région cervico-faciale ; elle est très marquée au membre supérieur et au membre inférieur droits. On ÿ trouve le signe de la roue dentée qui

est absent à gauche.

Le tremblement est menu, de faible amplitude, rapide, uniquement au niveau du bras droit et de jambe droite.

La salivation est abondante.

L'état général est satisfaisant. La malade mange, s’habille et marche seule.

Mars 1933. — Etat stationnaire. La malade qui à son entrée recevait une injection de morphine et une injec-

er to

tion de scopolamine, ne prend plus de médicament, sans que pour cela le parkinsonisme ait augmenté. L’état général est excellent. Il a été fait une radiographie pulmonaire qui ne montre aucune image pathologique.

PARKINSONISME APPARU CINQ APRÈS L'ENCÉPHALITE. ÎL SEMBLE S'ÊTRE CONSTITUÉE RAPIDEMENT POUR ARRIVER EN DEUX ANS A SA PHASE DE STABILISATION. NOUS NE SUIVONS LA MALADE QUE DEPUIS TROP PEU DE TEMPS POUR POUVOIR L’AFFIRMER.

JE Madeleine : 47 ans.

Octobre 1924. — La malade est atteinte brusquement d’une céphalée violente accompagnée de diplopie et de somnolence. La température s’élève à 390. Le diagnostic d’encéphalite oculo-léthargique est posé. Cet épisode aigu dure deux mois.

Décembre 1924. — La malade a repris son travail, la céphalée et la diplopie ont disparu, mais elle se plaint d’une fatigabilité extrême, de douleurs fulgurantes dans les membres inférieurs. L'amélioration continue,

Novembre 1929. — La malade peut assurer, jusqu’à cette date, un travail suivi sans difficulté. À cette date apparaissent des troubles de la prononciation, la parole devient monotone, en même temps que surviennent la sialorrhée et une rigidité cervico-faciale.

Juin 1930. — Le tremblement fait son apparition et rapidement le parkinsonisme se complète.

Janvier 1931. — La malade est hospitalisée à Bichat.

31 Août 1932, — Est hospitalisée à Brévannes.

C’est une parkinsonienne valide, à l’aspect figé, au

facies inexpressif. La rigidité est généralisée, mais peu intense, elle est surtout marquée au niveau du cou.

Le tremblement existe aux membres supérieurs.

La malade s’habille, mange et marche seule, l’état général est parfaitement conservé.

Une radiographie pulmonaire est faite, elle ne montre aucune image pathologique.

Mars 1933. — Aucun changement n’est survenu dans l’état de la malade depuis le mois d’août 1932, mais elle est depuis très peu de temps dans notre Service pour en tirer une conclusion.

PARKINSONISME APPARU TROIS ANS APRÈS L'ENCÉPHALITE. EXTENSION PENDANT TROIS ANS. LE MALADE A VU SE DÉVELOPPER PENDANT L'EXTENSION DU PARKINSO- NISME UNE TUBERCULOSE PULMONAIRE QUI S'EST ÉGA- LEMENT ARRÊTÉE DANS SON ÉVOLUTION.

A... Fernand : 38 ans.

Février 1919. — Encéphalite dont la période aiguë dure 10 jours.

Mars 1922. — Le malade éprouve de la gêne dans la marche par suite de raideur de la jambe gauche. Quelques semaines plus tard, raideur du bras gauche. Des troubles de la parole et le tremblement surviennent en juillet 1922.

Aux dires du malade, les phénomènes s’accentuent progressivement jusqu’en 1925 et depuis lors restent sta-

tionnaires.

1926. — Début d’une tuberculose pulmonaire.

19 Décembre 1928. — Entre au Sanatorium de Brévannes.

À ce moment la rigidité prédomine aux membres supérieur et inférieur gauches. La tête est à demi fléchie sur

le thorax. [l existe une cyphose de la colonne dorsale.

Le tremblement existe au niveau des lèvres et du maxillaire inférieur, et au niveau des mains et des avantbras.

Le malade marche à petits pas sur la pointe des pieds. Il existe une propulsion très nette. Le tremblement rend l'alimentation difficile.

Au point de vue pulmonaire, il existe une infiltration très nette du sommet gauche se traduisant par une toux et une expectoration modérée contenant des B. K.

10 Octobre 1932. — Le malade ne crache plus, ne tousse plus. Il est passé au Service des chroniques. Le parkinsonisme est identique à ce qu'il était en 1928.

Mars 1933. — Très bon état général. Parkinsonisme complètement stationnaire.

PARKINSONISME APPARU 3 ANS ET CINQ MOIS APRÈS L'EN- CÉPHALITE ÎL NOUS EST IMPOSSIBLE D'AFFIRMER UNE STABILISAIION, ÉTANT1 DONNÉ LE PEU DE TEMPS PENDANT LEQUEL LA MALADE À ÉTÉ SOUMISE À NOTRE OBSERVA- TION.

B... Germaine : 29 ans.

Décembre 1920. — Encéphalite se traduisant par une température élevée de la céphalée avec diplopie et somnolence. La période aiguë s’est prolongée pendant huit Jours, mais pendant trois mois la malade est restée somnolente.

Mars 1921. — La malade, sténo dactylo, reprend son travail et le continue sans aucune difficulté.

Mai 1924. — À cette date, un léger tremblement des

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We dE 0 VEN CA” il ASS LT Ne

doigts apparaît. Pendant un an, ce tremblement reste localisé et stationnaire.

Juin 1925. — Le tremblement augmente d'amplitude et se généralise rapidement, en même temps que la rigidité fait son apparition, au miveau de la face et du cou. La malade est obligée d'interrompre son travail. Le parkinsonisme s’accentue malgré plusieurs séries d’injection de salicylate de soude et un traitement continu de génoscopolamine.

Septembre 1932. — La malade est hospitalisée à l’hôpital Lariboisière.

12 Décembre 1932. — Entre à l'hôpital de Brévannes.

À cette date, c’est une parkinsonienne valide présentant un excellent état général.

La rigidité est marquéelau niveau de la région cervicofaciale.

Le tremblement est lent, continu, intéresse les quatre membres avec prédominance droite. Il existe un mouvement de pédales du pied droit. Les lèvres, la langue et la mâchoire inférieure sont animées d’un tremblement à grandes oscillations.

La malade se lève, s’habille, mange, marche seule et avec facilité. Une radiographie pulmonaire a été faite et n’a montré aucune image ssupecte.

Juin 1933. — La malade est sensiblement dans le même état, cependant depuis janvier ses règles n’ont pas paru et la malade se plaint de bouffées de chaleur et de troubles sudoraux.

PARKINSONISME APPARU QUATRE MOIS APRÈS L'ÉPISODE AIGU. ÎL S’EST DÉVELOPPÉ TRÈS RAPIDEMENT. LE MALADE EST MORT PENDANT LA PÉRIODE D'EXTENSION DE SON SYNDROME.

FR RC H0 ans.

Février 1918. — Le malade est hospitalisé à Necker pendant 15 jours pour une encéphalite. |

Juin 1918. — À cette date 1l apparaît au niveau du bras droit une gène fonctionnelle due à la rigidité.

Août 1918. — Le tremblement se surajoute à la rigidité.

Janvier 1920. — Entre à Brévannes.

C’est un grand parkinsonien.

La rigidité est généralisée, la tête fléchie sur le tronc. Le tremblement est très marqué aux membres supérieurs. Il est très léger au niveau des membres inférieurs. Le malade se lève, s’habille, mange seul mais avec difficulté. L'état général est médiocre.

Août 1920. — Malade décédé, après avoir présenté une aggravation continue du Parkinsonisme. Pas d’autopsie.

PARKINSONISME APPARU IMMÉDIATEMENT APRÈS L'ENCÉ- PHALITE. MALADE DÉCÉDÉE DE TUBERCULOSE PULMO- NAIRE, PENDANT LA PÉRIODE D'EXTENSION DU PARKIN- SONISME.

J... Renée : 16 ans.

Février 1920. — Encéphalite avec somnolence et troubles sphinctériens. La malade reste alitée 4 mois.

Août 1920. — Apparition du tremblement.

Décembre 1922. — Est hospitalisée à Brévannes.

À ce moment la malade à eu une attitude penchée en avant, le facies figé. La rigidité est peu marquée, mais généralisée.

Le tremblement existe au niveau du membre supérieur droit. Il est menu.

Il existe une parésie du membre inférieur droit. La malade est valide, elle s’habille, mange et marche seule.

Le parkinsonisme se généralise très lentement pendant l’année 1923. |

Juin 1924. — La malade ne peut plus manger seule et la marche est très difficile. Tous les symptômes se sont accentués.

Janvier 1925. —— La malade est de plus en plus impo-

tente. Elle ne peut ni s’habiller ni manger seule. La rigidité est généralisée et très marquée.

Le tremblement existe au niveau des membres supérieurs principalement aux mains. La tête est animée d’un tremblement menu.

L'état général est bon.

Pendant l’année 1925 la malade s’est aggravée peu à peu, les mouvements sont de plus en plus difficiles.

Janvier 1926. — Klle est alitée d’une façon complète. De plus, l’état général bon jusque-là, est précaire.

Mars 1926. — La température s'élève et se maintient aux environs de 380. L’examen clinique des poumons permet de déceler une condensation des deux sommets. Aucun signe fonctionnel.

Juin 1926. — JL'’amaigrissement est de plus en plus marqué et le diagnostic de tuberculose pulmonaire est: alors posé grâce à une radioscopie.

3 Août 1926. — Malade décédée dans un état de cachexie avancé.

Autapsie. — Lésions de tuberculose cavitaire bilatérale très étendues.

PARKINSONISME APPARU DEUX ANS APRÈS L'ENCÉPHALITE. L’ÉVOLUTION S’EST ARRÊTÉE PENDANT TROIS ANS, PUIS EXAGÉRATION DE TOUS LES TROUBLES FONCTIONNELS PARALÈLLEMEN1 AU DÉVELOPPEMENT DE LA CACHEXIE.

G... 38 ans.

1919. — Est atteinte d’encéphalite à forme ocule léthargique. L’atteinte aigue se termine en deux mois et pendant deux ans la malade est bien portante.

1921. — La rigidité apparaît entraînant rapidement une certaine impotence fonctionnelle qui oblige la malade à se faire hospitaliser à Saint-Antoine. Elle ne quitte pas l’hôpital car le parkinsonisme progresse rapidement.

Avril 1933. — Elle entre à Brévannes.

Le parkinsonisme est marqué, attitude soudée. Facies figé.

La rigidité est généralisée, surtout marquée à la région cervicale.

Le tremblement est peu marqué au repos, il est exagéré par les mouvements. |

La marche est possible. L’état général est précaire. La malade est très amaigrie. Cette maigreur existe depuis de longues années et ne semble pas être en rapport avec l’affection actuelle.

Décembre 1924. — Il semble que la malade soit restée telle qu’à son entrée. La rigidité est surtout cervicale et lombo-abdominale, entraînant une attitude penchée en avant la tête fléchie sur le thorax.

Le tremblement extrêmement léger n’existe qu’à la tête.

lord A Mat ARE A TES

La malade s’habille et mange seule. La marche est relativement facile à petits pas.

L’amaigrissement est resté le même.

Avril 1928. — Alors que le Parkinsonisme semblait être stationnaire depuis trois ans, on note à cette date : l’exagération et l’extension de la rigidité et du tremblement qui sont nettement accusés intéressant les 4 membres.

La marche est très difficile, les chutes fréquentes, elle ne peut plus manger seule.

Janvier 1929.-—La malade est alitée, 1l lui est impossible de se tenir debout. Il existe des troubles de la déglutition, l’état général est très mauvais.

Juin 1929. — La malade est cachectique, il existe de larges escarres fessières et sacrées.

20 juin 1929. — Malade décédée.

L’autopsie n’a pas été faite.

PARKINSONISME APPARU DEUX ANS APRÈS L'ENCÉPHALITE. MALADE DÉCÉDÉ DE TUBERCULOSE PULMONAIRE, EN PÉRIODE D'EXTENSION DU SYNDROME.

G... Eugène : 47 ans.

Février 1920. — Est hospitalisé pendant un mois à l’hôpital Tenon pour encéphalite.

Janvier 1922, — Le tremblement et la rigidité apparaissent et entraînent rapidement une gêne de la marche et obligent le malade à quitter son travail.

Janvier 1923. — Le malade est hospitalisé à l'hôpital de la Pitié, car le parkinsonisme s’est accentué.

April 1923. — Il est dirigé sur Brévannes.

C’est un grand parkinsonien.

Le tremblement est léger aux mains, mais très marqué aux membres inférieurs.

La rigidité généralisée, entraîne une attitude en flexion: Les bras et les jambes sont contracturées en flexion.

La marche est difficile à petits pas.

L'état général est satisfaisant.

Le malade s’est aggravé peu à peu, il est devenu un grabataire cachectique.

Septembre 1924. — Il a présenté une température à 389 accompagnée de sueurs profuses et de diarrhée.

21 octobre 1924. — Malade décédé dans un état cachectique avancé.

Autopsie. — Tuberculose pulmonaire fibro-caséeuse des lobes supérieurs droit et gauche.

À la base gauche, noyaux de broncho-pneumonie.

PARKINSONISME CONTEMPORAIN A L'ENCÉPHALITE. MALADE DÉCÉDÉ PENDANT L'EXTENSION DE SON SYNDROME A LA SUITE D OCLUSION INTESTINALE.

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