‹ L'Évolution du Parkinsonisme et le Devenir des ParkinsoniensChapitre 48 sur 51 · PAR ET EU · texte numérisé non relu

PAR ET EU

de grande amplitude surtout accusé aux membres supérieurs,

Les paupières et la langue sont trémulentes.

La rigidité peu intense est généralisée.

Le malade se lève, mange seul, la marche est possible, mais la station debout dans l'immobilité ne l’est pas par suite du tremblement.

Le malade présente un mauvais état général, sa température est normale, mais l’auscultation des poumons révèle quelques râles fins au sommet gauche.

29 mat 1925. — Le parkinsonisme est stationnaire, mais la température présente des clochers à 409 le soir. L’expectoration de moyenne abondance contient des B. K. L’auscultation permet d'entendre des'râles humides au sommet gauche. L'état général est mauvais.

11 juin 1925. — Le malade meurt.

Autopsie. — Les poumons sont adhérents à la plèvre dans leur moitié supérieure, avec lésions tuberculeuses des deux lobes supérieurs. Le lobe supérieur gauche est creusé de cavernes remplies de liquide purulent.

PARKINSONISME APPARU CINQ MOIS APRÈS L'ENCÉPHALITE. ÉvoLUTION RAPIDE PENDANT 4 ANS, SE TERMINANT PAR LA MORT DUE A UNE TUBERCULOSE AIGUE.

M... Ter : 23 ans.

Octobre 1920. — Encéphabte léthargique. Le malade aurait dormi profondément pendant huit jours. Il serait apparu ensuite des mouvements choréiques avec somnolence. Le tout aurait duré environ quarante jours.

Avril 1921. — Apparition de la rigidité au niveau des membres supérieurs.

Le parkinsonisme s’étend peu à peu.

26 mars 1925. — Est hospitalisé à Brévannes.

C’est un parkinsonien valide, au facies figé. La rigidité prédomine au niveau des membres supérieurs.

Le tremblement est généralisé, il est menu.

Le malade se lève, mange et s’habille seul. La marche est facile à petits pas.

1er octobre 1926. — Petite hémoptysie. L’auscultation ne révèle rien, la recherche des B. K. est négative.

L'état parkinsonien est stationnaire.

29 décembre 1926. — Épisode fébrile, accompagné de toux et d’expectoration sans signe clinique.

2 janvier 1927. — Nouvelle poussée thermique. Le malade maigrir, se sent fatigué. Un nouvel examen des poumons ne révèle rien.

Janvier 1929. — Le parkinsorisme a évolué. Le malade encore valide en 1927, ne peut plus marcher seul. Le rigidité s’est généralisée entraînant une lenteur des mouvements, qui, avec le tremblement très marqué font du malade un grabataire.

L’état général est précaire.

17 avril 1929. — La température s’élève brusquement, accompagnée de frissons et de points de côté. L’expectoration est abondante, elle fourmille de B. K. L’état général est très atteint.

18 avril 1929. — Le malade meurt.

Autopsie. — Poumon droit : hépatisation massive des lobes supérieurs et inférieurs, seul le lobe moyen est respecté. À la coupe, hépatisation rouge, avec de place en place, début d’hépatisation grise.

Poumon gauche : lésions de tuberculose scléreuse, quelques nodules crétacés. Au niveau fdu lobe inférieur, hépa-

tisation rouge, la recherche des B. K. dans ces lésions est positive.

PARKINSONISME APPARU UN AN APRÈS L'ENCÉPHALITE. PÉRIODE D'EXTENSION : 5 ANS. MALADE DÉCÉDÉ DE TUBERCULOSE PULMONAIRE.

F... Lucie : 19 ans.

Janvier 1920. — Encéphalite à forme léthargique pour laquelle elle est hospitalisée à Trousseau pendant un an et demi. Elle reprend ensuite son travail.

Février 1921. — La malade éprouve de la fatigue à la marche. Apparition de la rigidité. Le parkinsonisme ne fait que s’accentuer.

Mai 1925. — Klle entre à la Salpêtrière.

Juin 1925. — Est hospitalisée à l’Hospice de Brévannes. Bon état général, attitude soudée, rigidité surtout cervicale. Tremblement léger des membres supérieurs, des lèvres et des paupières. Salivation abondante, la malade est valide.

Novembre 1925. — Apparition de spasmes oculaires. La rigidité et le tremblement sont stationnaires.

Février 1926. — Des troubles de la mastication et de la déglutition sont apparus ; la salivation s’exagère ; la marche jusqu'ici facile, est plus difficile.

Mars 1926. — Les crises de contracture orbiculaires et massetérines redoublent de fréquence.

Septembre 1926. — La malade se promène et marche à nouveau avec facilité. Il semble qu'il y ait une légère améhoration.

Août 1927. — Le parkinsonisme a cessé d'évoluer. La malade se lève, marche, mange seule avec facilité. L'état général est satisfaisant.

Novembre 1928. — L'état parkinsonien reste inchangé. Mais la malade se sent fatiguée et on constate un amaigrissement marqué.

8 février 1929. — Brusquement, la température s'élève à 400, l’état général est grave, la malade est cyanosée.

24 février 1929. — La malade meurt.

Autopsie. — Granulations éparses dans les deux poumons. Caverne du volume d’une noix dans le lobe supérieur droit entourée d’une zone ramohe caséeuse.

PARKINSONISME CONTEMPORAIN DE L'ENCÉPHALITE. MALADE DÉCÉDÉE DE TUBERCULOSE PULMONAIRE PENDANT LA PÉRIODE D'EXTENSION DU PARKINSONISME.

€... Jeanne, 38 ans.

1921. — La malade présente un état infectieux, pour lequel elle est hospitalisée à l’hôpital Laënnec. Le diagnostic d’encéphalite est porté. Elle reste 6 mois à l’hôpital, mais d’après les dires de la malade, il semble qu’elle n’a jamais recouvré une bonne santé. Le parkinsonisme aurait été contemporain ou se serait installé immédiatement après l’encéphalite.

De 1922 à 1995, elle est hospitalisée à la Salpbtriére, Le parkinsonisme s’accentue peu à peu.

‘20 mai 1925. — Entre à Brévannes.

C’est une grande parkinsonienne présentant un mauvais état général. Le facies est figé, la parole imintelhigible.

La rigidité est généralisée. Il survient par intervalles, des crises paroxistiques de rigidité au niveau des membres supérieurs qui sont en flexion.

Le tremblement est marqué aux extrémités. La malade marche encore avec un aide, mais la rigidité prédominant

aux membres supérieurs, elle est incapable de s’habiller et de manger seule.

Pendant les anriées 1926-1927-1928, l’aggravation est progressive.

Décembre 1929. — C’est une grabataire. La rigidité et le tremblement sont très accentués. On retrouve en plus, un affaiblissement psychique et une somnolence continuelle.

L'état général est très mauvais. La température irrégulière aux environs de 380. On pense à un processus évolutif

encéphalitique.

24 mai 1931. — La malade meurt.

Autopsie. — Poumon gauche, nombreux noyaux scléreux, indurés. Poumon droit : nombreux tubercules

caséeux. Ganglions trachéo-bronchiques hypertrophiés. « Tuberculose pulmonaire avec lésions jeunes ».

ENCGÉPHALITE SURVENUE AU COURS D’UNE GROSSESSE ET SUIVIE D'UN PARKINSONISME, SE FIXANT VRAISEMBLABLE- MENT APRÈS A ANS D'EXTENSION. La MALADE MEURT D'UN ÉTAT SEPTICÉMIQUE AVEC GROSSE SUPURATION RÉNALE,

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