‹ L'Évolution du Parkinsonisme et le Devenir des ParkinsoniensChapitre 49 sur 51 · I... Clémentine : 25 ans · texte numérisé non relu

I... Clémentine : 25 ans

Mai 1922. — Au 6€ mois d’une grossesse est apparu un état infectieux avec céphalée et insomnie, suivi quelques jours après de somnolence qui a persisté jusqu’à l’accouche- ment en août 1922. Les suites de couches sont normales, la somnolence a disparu, et la malade peut reprendre son travail normalement.

Octobre 1922. — Un tremblement des mains apparaît, accompagné d’une maladresse, due à un certain degré de rigidité des membres supérieurs. La malade est alors hospitalisée à l’hôpital Henri Roussel, car des troubles psychiques sont apparus.

Janvier 1926. — Est hospitalisée à Brévannes. Les troubles psychiques sont disparus ; c’est une parkinsonienne valide, à facies figé, à gestes lents.

La rigidité généralisée, entraîne une attitude soudée, le corps fléchi en avant.

Un tremblement de moyenne intensité existe au niveau des mains et aux membres inférieurs. La malade s’habille et mange seule. Elle marche avec difficulté.

1927-1928. — État stationnaire.

Juillet 1929. — Le parkinsonisme reste inchangé, mais l’état général est mauvais, la malade a maigri.

5 octobre 1929. — La température s’élève brusquement à 400 accompagnée d’un état de prostration intense. Aucune modification des phénomènes parkinsoniens.

16 octobre 1929. — La malade meurt.

Autopsie. — Poumons : Congestion banale des deux bases pulmonaires.

Rein gauche : nombreux abcès petits et disséminés, les uns faisant saillie sur la capsule, les autres visibles à. la coupe.

Le rein droit est d'apparence normale.

PARKINSONISME APPARU TROIS MOIS APRÈS L'ENCÉPHALITE. STATIONNAIRE DEPUIS 1923. MALADE DÉCÉDÉ DE TUBER- CULOSE PULMONAIRE EN 1932.

S... Félix : 49 ans.

Novembre 1927. — Encéphalite se traduisant par une température élevée, de la céphalée et une somnolence marquée.

Février 1923. — Apparition des premiers symptômes de parkinsonisme qui s’est développé et s’est constitué pen-

dant l’année 1923. Aux dires du malade, il est absolument stationnaire depuis cette époque.

10 juillet 1928. — Est hospitalisé à Brévannes.

C’est un grand parkinsonien.

La rigidité et le tremblement sont généralisés et prédominent à gauche.

Le malade se lève, s’habille, marche seul, mais avec difficultés.

Février 1932. — Le malade complètement stationnaire au point de vue du parkinsonisme, commence de tousser et de cracher. Sa température s’élève à 38°. On trouve de très nombreux B. K. dans les crachats.

Signes radiologiques et cliniques de tuberculose pulmonaire bi-latérale.

IT juin 1932. — Parkinsonisme stationnaire, mais aggravation de la tuberculose. La température se maintient à 399, l’expectoration est abondante. L’état général est mauvais.

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