CONCLUSIONS
19 Cette étude fait suite aux travaux de MM. Maurice Renaup et AucEer sur l’évolution du syndrome de Parkinson. Elle a pour base l’observation de 50 malades, suivis pendant des années après le début de leur affection. Elle a pour but de confirmer que le parkinsonisme dont sont atteints nos malades de Brévannes est la séquelle d’une maladie éteinte.
20 Les premiers symptômes du parkinsonisme apparaissent dans la plupart des cas, longtemps après la guérison complète de l’encéphalite. Pendant une période de quelques mois à cinq ans, le sujet est tout à fait normal. Rien ne fait prévoir l’apparition du syndrome.
Ce n’est que dans ces cas exceptionnels que les signes de la série parkinsonnienne apparaissent au cours de la poussée aiguë d’encéphalite. Ils témaignent en général d’une forme grave de la maladie, dont l’évolution sera le plus souvent fâcheuse. Il faut, sous peine de commettre des confusions regrettables, les séparer du syndrome résiduel auquel est consacrée notre étude.
30 Les symptômes du parkinsonisme apparaissent
insidieusement, s'étendent et s’aggravent d’une façon irrégulièrement progressive pendant une période limitée qui ne dépasse guère trois ou quatre ans.
Quand les troubles moteurs ont gagné tous les segments qui doivent être frappés, quand chacun d’eux a pris une certaine intensité, l’affection est stabilisée. Aucune aggravation n’est plus ensuite notée.
À la condition de ne pas interpréter à faux de légères variations fonctionnelles, passagères et accidentelles, l’observation prolongée des malades montre que le développement du parkinsonisme est lentement progressif et temporaire.
4° Son développement et son extension ne sont pas liés à une encéphalite à forme chronique évoluant lentement et étendant progressivement ses ravages bien que certains malades puissent faire des rechutes de leur encéphalite ou avoir une affection inapparente.
Le Parkinsonisme est l’expression symptomatique des lésions résiduelles d’un processus éteint. C’est une infirmité et non pas une maladie.
59 Qu'il en fasse de tout petits malades, que seule leur attitude dénonce à un œil exercé de grands infirmes grabataires, le parkinsonisme ne diminue les sujets atteints que dans la mesure où il limite leur activité physique. C’est une infirmité de la vie de relations.
Il faut toutefois, pour apprécier dans son ensemble
la sitation des parkinsoniens, tenir compte de l’assolation au syndrome moteur des troubles divers psychiques, sensoriels, et qui sont eux aussi des séquelles de l’encéphalite dont l'importance est souvent considérable.
60 Les parkinsoniens ne sont pas atteints dans les œuvres vives de l’organisme. Leur vie n’est pas directement menacée.
Ils meurent cependant au cours des premières années de leur affection dans la proportion élevée den 9.
Une des principales causes de cette mortalité est due à la tuberculose qui trouve chez les parkinsoniens un terrain favorable à son développement.
70 Les parkinsoniens sont donc des infirmes- Toute thérapeutique ne peut être que symptoma. tique. Il convient donc, non pas de les traiter, mais de les entourer de soins.
Vu : Le Doyen, Vu: Le Président. de Thèse, G. ROUSSY Prof. LAIGNEL-LAVASTINE
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris, S. CHARLET Y