juin 1932. — Le malade meurt. Pas d’autopsie
PARKINSONISME APPARU HUIT MOIS APRÈS L'ENCÉPHALITE. MALADE DÉCÉDÉ DE TUBERCULOSE PULMONAIRE PEN- DANT LA PÉRIODE D'EXTENSION DU PARKINSONISME.
D... François : 48 ans.
Avril 1927. — Est hospitalisé dans le service du Dr Crouzon, pour encéphalite, à forme algo-myoclonique.
Décembre 1927. — Apparition de la rigidité et du tremblement au niveau des membres supérieurs et de la région cervico-faciale.
15 février 1929. — Est hospitalisé à Brévannes.
C’est un parkinsonien cachectique. La rigidité généra-
lisée est très marquée, obligeant le malade à garder le Hit. Le tremblement de grande amplitude est également généralisé. |
L'état général est très mauvais. Au point de vue pulmonaire, il est noté une submatité à la base droite avec quelques râles sous-crépitants.
29 mars 1929. — La température s’élève brusquement à 3995 avec frissons et point de côté droit. A l’auscultation, on entend un souffle tubo-pleural avec quelques rales souscrépitants à la base droite. Une ponction exploratrice ramène un liquide séro-fibrineux contenant de nombreux polynucléaires.
L'état général est profondément atteint.
3 avril 1929. — Les signes généraux se sont aggravés, la température s’élève à 409.
Une radioscopie pulmonaire est faite : elle montre, au niveau du poumon droit, une grisaille du sommet. La base est opaque, le sinus costodiaphragmatique comblé. La limite supérieure de l’opacité est peu nette.
Le poumon gauche est radiologiquement normal.
On tente une ponction avec pneumo-thorax, mais le malade meurt le 8 avril 1929.
Autopsie. — Plèvre droite très épaisse et très adhérente. À l'ouverture de la plèvre, issue d’un hquide jaunâtre, trouble, horriblement fétide, environ 1 litre et dem.
Véritable couenne pleurale, épaisse de un travers de doigts environ, dont la face interne est tapissée de fausses membranes.
Poumon droit : petits abcès miliaires, corticaux et sous-corticaux.
Poumon gauche : Congestion ædémateuse de la base.
PARKINSONISME SURVENU UN AN APRÈS UNE ENCÉPHALITE. L’EXTENSION S’EST FAITE PENDANT DEUX ANS. LE MALADE A PRÉSENTÉ UNE PNEUMONIE TUBERCULEUSE QUI A CÉDÉ UNE PREMIÈRE FOIS AU TRAITEMENT. Mais UNE SECONDE ATTEINTE À ENTRAINÉ LA MORT DU MALADE.
J... Jean : 23 ans.
Septembre 1929. — Le malade souffre de crises de somnolence, accompagnées de diplopie qui se renouvellent pendant trois semaines.
Août 1930. — Un tremblement de la main droite, accompagné de rigidité cervico-faciale. Ces symptômes augmentent rapidement.
Septembre 1930. — Le malade est obligé de se faire hospitalisé à Lariboisière. Pendant son hospitalisation, la salivation apparaît et le parkinsonisme s’étend aux membres inférieurs.
Il sort de Lariboisière pour entrer à Brévannes.
6 janvier 1931. — C’est un parkinsonien valide, la rigidité prédomine dans la région cervico-faciale, La tête est à demi-fléchie.
Le tremblement est léger au repos, mais très exagéré par les efforts. [1 est généralisé. La salivation est abondante.
État général bon. Le malade se lève, s’habille et mange seul. [1 marche facilement et essaie de se rendre utile dans le service.
6 avril 1931. — Depuis huit jours environ, le malade se plaint de toux avec points de côté droit, de fatigue générale, quand, brusquement la température s'élève à 400 accompagnée de frissons. Le point de côté s’exagère, 1l est situé dans la région sous-épineuse droite.
7 avril 1931. — Température 400. Submatité de la région moyenne du poumon droit, sans souffle, ni râle.
Les jours suivants, la température se maintient à 400 et il apparaît un souffle tubaire dans la région sous-épineuse droite. Un examen bactériologique est pratiqué le 10 avril et montre la présence de nombreux B. K. Le diagnostic de pneumonie tuberculeuse est faite. On institue immédiatement un traitement par un pneumothorax artificiel et par injections intraveineuses d’orosmiol.
Un collapsus complet peut être obtenu et, dès les premiers jours de mai, l’état du malade s’améliore. La température tend à descendre, l’appétit est meilleur. Les insuflations et les injections d’orosmiol sont poursuivies régulièrement.
20 mai 1931. — L'amélioration se poursuit, le malade se lève quelques heures dans la journée et une radioscopie montre un très bon collapsus avec une petite quantité de liquide dans le sinus costo-diaphragmatique.
3 novembre 1931. — Le malade a repris son genre de vie habituelle.
Le parkinsonisme est stationnaire.
L'état général est satisfaisant : cependant, on fut
obligé dans le courant du mois d’août de ponctionner le malade, car la réaction pleurale fut assez importante. On retira un liquide séro-purulent, contenant des B. K.
1932. — Pendant l’année 1932, le malade va très bien, il augmente de poids, fait de longues promenades, on peut croire à une guérison complète de la tuberculose, la radiographie ne montrant que les séquelles de l'atteinte antérieure.
3 mars 1933. — Le malade maigrit, il n’a pas de température. L’auscultation donne à droite, des signes d’hydropneumothorax, à gauche, elle est négative.
Le parkinsonisme reste inchangé.
26 mars 1933. — La température s'élève brusquement
à 399, en même temps le malade présente des vomissements abondants. Pas de modifications des signes cliniques pleuro-pulmonaires droits. Signe de condensation du sommet gauche. Pas de signes méningés, quoique le malade ait une certaine tendance à la rétention d’urine.
‘état du malade s'aggrave très rapidement, il refuse toute nourriture.
3 avril 1933. — Il meurt.
Autopsie. — Appareil pulmonaire : à droite, le moignon pulmonaire est creusé de cavités remplies de matière caséeuse. À gauche : le poumon est parsemé de lésions granuliques. Au sommet, il existe une caverne de la grosseur d’une noix.
PARKINSONISME APPARU CINQ ANS APRÈS L'ENCÉPHALITE. LA MALADE SCOLIOTIQUE EST DÉCÉDÉE D'UNE FAÇON SUBITE PEU DE TEMPS APRÈS SON HOSPITALISATION.
B... Marie : 39 ans.
Mai 1918. — Encéphalite épidémique ayant duré un mois. La malade est complètement guérie et reprend ses occupations.
Juin 1923. — Date à laquelle le tremblement s’installe ainsi que la rigidité. Elle est hospitalisée à l'hôpital Tenon. Pendant son hospitalisation, le parkinsonisme s’est complété.
17 mai 1932. — Elle est envoyée à Brévannes.
C’est une grande parkinsonnienne. La rigidité existe aux quatre membres. Le tremblement est généralisé ; il. est rapide et menu.
La malade ne peut ni s’habiller, ni manger seule. La marche est possible avec un aide.
Thèse Picard. 9
L'état général est satisfaisant. Il n’existe pas de signes clmiques ou radiolopiques de tuberculose.
La malade est une scohotique, elle a déjà fait des accidents d'insuffisance cardiaque.
16 août 1932, — La malade qui la veille, ne présentait aucun symptôme particulier, accuse brusquement de la dyspnée et meurt en quelques heures.
Autopsie, — Pas de lésions nettes suflisantes, pour expliquer la mort. La malade est vraïsemblement morte, de collapsus cardiaque.
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