‹ L'évolution du pigment (volume 2)Chapitre 28 sur 33 · PROFESSEUR A L'UNIVERSITÉ DE LYON · texte numérisé non relu

PROFESSEUR A L'UNIVERSITÉ DE LYON

I. — Phénomènes de la vie communs aux animaux et aux végétaux. II. — Biophotogénèse ou »roduction de la lumière par les êtres vivants.

Un volume in-8° raisin de xu-53/4 pages, avec 221 figures dans le texte et 2 planches hors texte. Prix : 18 fr.

L'ouvrage de M. Raphaël Dubois comprend deux parties.

La première traite des phénomènes de la vie communs aux animaux et aux végétaux. La composition chimique des êtres vivants, les milieux physiologiques, les zymases ou ferments solubles, l’organisation phy- |

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Georges CARRÉ et C. NAUD, Éditeurs, 4 rue Racine, Paris SA

sique de la substance vivante, les fonctions de nutrition, de reproduction et de relation sont successivement passés en revue, au cours d’un exposé où abondent, parfois un peu semées au hasard, les vues personnelles. Notons-en quelques-unes au passage. M. Dubois considère les zymases comme des particules infinitésimales de matière vivante, de bioprotéon ; le fossé qui séparait les ferments figurés des ferments solubles se trouble comblé : et cette manière de voir, encore un peu hypothétique, est défendue par des arguments tout au moins très impressionnants. La nutrition nous apparaît sous un jour nouveau ; l'origine de certaines substances, comme le glycogène et le sucre, se trouve expliquée d'une façon originale en même temps que le jeu des actions réciproques des corps dans les profondeurs de l'organisme est élucidé d'une “manière plus satisfaisante que dans les théories actuellement en vigueur. En ce qui concerne les fonctions de relation, M. Dubois a conçu et soutient, avec une grande force d’argumentation, une théorie nouvelle du mécanisme des sensations et des fonctions psychiques, une théorie nouvelle sur les anesthésiques, sur le sommeil, sur la mort. Pour ce qui est de l’eau, enfin, le rôle incomparable de ce liquide dans l’organisme est mis nettement en lumière et la vie se montre à nos yeux beaucoup moins comme une oxydation que comme une hydratation continue et progressive. Cette première partie se termine par une comparaison, de haute portée philosophique, entre les phénomènes physico-chimiques et les phénomènes physiologiques ; M. Dubois y montre très bien qu’en l'état actuel de la science, les lois purement physiques ou chimiques ne suffisent pas à expliquer la vie. Il faut regretter seulement que l'auteur n’insiste pas assez sur le caractère peut-étre transitoire de ce dualisme des causes naturelles.

La seconde partie de l'ouvrage commence par la photogénèse, l'étude de l'énergie rayonnée par les êtres vivants. En abordant la photogénèse, M. Dubois prenait pied sur son domaine propre : l'étude de la production de la lumière par les animaux et les végétaux est son œuvre personnelle ateñ quelque manière sa création. Tous les physiologistes connaissent ses “ beaux travaux sur la pholade dactyle et le pyrophore noctiluque. Ils en trouveront ici un résumé et une synthèse et ils reliront avec intérêt l'explication, qu'après une longue série d'expériences délicates, 1l a donnée de la fonction photogénique.

Telle est la matière du premier volume des Lecons de Physiologie. L'exposé que nous en avons fait suffit à montrer le grand mérite du travail de M. Dubois et la haute valeur d’une œuvre qui s'annonce comme magistrale.

SUNTÈME NERTEUX CENTRAI

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