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Traité de Pal, vég., II, p

36 MONOCOTYLÉES PRIMITIVES.

terminait une inflorescence spiciforme. La base articulée de cette inflorescence montre les vestiges d*un involucre de feuilles rudimentaires. Il serait possible, d'après cette description, due à rhabile observation de Schimper et tracée sur des échantillons originaux, que les yEthopkyllum dussent être rangés non loin des Typha et des Sparganium. Il est cependant plus probable de reconnaître en eux quelque type proangiospermique, imparfaitement caractérisé, antérieur au moment où les groupes actuels auront commencé à se différencier.

C'est encore aux Proangiospermes, dans le doute de ce qu'ils étaient réellement, qu'il convient de rapporter les YucciteSy type ^ dont les feuilles sont bien connues et qui se montre à partir du trias pour se perpétuer ensuite à travers le lias et Too* lithe, peut-être encore au delà jusque dans la craie. Mais, si les feuilles des Yuccites^ sessiles et amplexicaules à la base, rubanées au-dessus de cette base et dans le reste de leur étendue, avec un limbe dépourvu de côte médiane, occupé par des nervures longitudinales reliées entre elles par des nervilles obliquement transversales, affectent les caractères que nous avons établis comme ayant dû caractériser celles des Proangiospermes, avant toute différenciation de l'organe, il n'en est pas moins vrai que ce même type foliaire ne s'écarte pas de celui que présentent encore beaucoup de Monocotylées soit Spadiciflores, soit Giumacées ou Lirioïdées, en sorte que Ton est bien obligé de reconnaître que, par leurs feuilles, les Monocotylées se lient étroitement à la tige prototypique dont elles ne seraient qu'un prolongement à ce point de vue. En tout cas, elles auraient moins divergé de cette tige, en se constituant de meilleure heure et s'arrêtant à un degré inférieur de transformation organique. Ces conclusions sont bien celles que nous avons développées précédemment et adoptées comme les plus vraisemblables.

C'est sur l'horizon de l'infralias que Ton doit signaler la présence le plus anciennement constatée d'un type encore existant de Monocotylées, celui des Najadées, sortes de Glumacées simplifiées et appauvries. C'est effectivement à ce type, et par conséquent à l'ordre des Fluviales, que Schimper 'rapporte sans

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