PROCESSUS EMBRYONNAIRE
faibles nuances différentielles. 11 n'y a ici, de part et d'autre, qu*un seul embryon normal, et le proembryon, présente respectivement la même conformation essentielle. Il est constitué par une série unique de cellule superposées et on ne saurait signaler en lui les divergences partielles qui distinguent les proembryons des Gupressinées et des Abiélinées, même ceux des pins et sapins, comparés entre eux *. 11 existe seulement une tendance, chez les Dicotylées, vers un moindre allongement du corps cellulaire de l'embryon à son début, par un moindre développement ou un développement moins hâtif de la région de l'hypophyse et des rangées de cellules qui s'interposent entre cette région et l'embryon proprement dit. Plus tard, se dessine l'appareil cotylédonaire dont la saillie se prononce à mesure que s'étend le a périblème » ou tissu intérieur et autour de lui le « dermatogène » qui suit le même mouvement. Il arrive un moment où les embryons des deux catégories se ressemblent entièrement. Ensuite, tandis qu'une échancrure médiane dessine la séparation entre les deux cotylédons, désormais égaux, de l'embryon des Dicotylées, l'échancrure correspondante est ou devient promptement latérale chez les Monocotylées, dont l'embryon n'a qu'une feuille, ou, pour être plus exact, se trouve muni de deux feuilles très inégales, l'une achevant de se produire en rejetant de côté l'échancrure au fond de laquelle est situé le sommet végétatif de la future tige. Au-dessous, vient l'ébauche attardée de la première feuille végétative, celle qui répond au deuxième cotylédon de l'embryon des Dicotylées (voir la figure 100).
C'est ainsi du moins que nous concevons la marche du phénomène et par cela même il arrive que la différence la plus notable, celle qui donne leur nom aux deuR classes, dépend uniquement d'une sorte d'arrêt de développement qui perd, par cette seule considération une grande partie de son importance. L'inégalité des feuilles embryonnaires s'observe d'ailleurs chez certains végétaux gyranospermiques, Gycadées et Salisburiées. Le nombre de ces organes varie non seulement d'une tribu à l'autre, mais d'un genre à un autre, chez les Aciculariées. Par conséquent, aucune divergence fondamentale entre les embryons comparés des Mono- et Dicotylées, ni dans leur mode de dévelop-