‹ L'évolution du règne végétalChapitre 44 sur 132 · COUP D^CEIL SUR L^ÉVOLUTION DES PHANÉROGAHES · texte numérisé non relu

COUP D^CEIL SUR L^ÉVOLUTION DES PHANÉROGAHES

de modiOcations de nature à influer sur Torganisme lui-même, aussi bien au point de vue fonctionnel qu'au point de vue morphologique. On sait fort bien que tout organe, c'est-à-dire toute partie destinée à remplir une fonction, doit disparaître en entier, si elle ne sert plus à rien ; partiellement au moins, si son utilité garde quelque chose de sa raison d*ètre et cela dans la proportion même de Fatténuation de cette utilité.

La variabilité est donc le principe actif par lui-même, celui qui n'abandonne jamais l'organisme. Elle est la vraie cause de l'extension, à condition toutefois d'être sollicitée par le milieu, et Textension à son tour, en créant des éléments fonctionnels auparavant inconnus ou rudimentaires, ébranle par cela même les éléments antérieurs et amène finalement la subordination, puis l'élimination ou du moins la réduction de ceux-ci. Définissons maintenant les effets de cette marche et voyons comment la fixité peut en être le dernier résultat.

L'extension s'applique surtout à des organismes encore très simples; mais les organismes simples et primitifs se trouvent réduits aux seules parties réellement essentielles et, s'ils prennent de l'extension, ce sont ces parties qui devront être immédiatement affectées. C'est ce qui est arrivé aux plus anciens végétaux terrestres, lorsque par suite d'une division du travail organique, de plus en plus prononcée, ils se sont trouvés comprendre deux états distincts et alternants, l'un agame et sporogonien, Tautre aboutissant à la sexualité. Le premier de ces états a été plus spécialement végétatif, le second voué bientôt exclusivement à la reproduction.

De ces deux états d'abord antagonistes, c'est le « sporogonien » qui a pris de l'extension et une extension énorme, si l'on se rapporte aux débuts. La tige, ce que nous avons appelé le plan caulinaire, a été établie en même temps que se différenciait la feuille devenue distincte de la tige, constituée en appendice et en support des spores. Le contre-coup de cette première extension a été l'amoindrissement corrélatif de Tétat sexué. C'est ainsi qu'a eu lieu sa réduction aux seuls éléments reproducteurs, ce qui était végétatif dans cet état, ce qui chez lui avait originairement balancé l'appareil antagoniste ayant perdu rapidement son importance et se trouvant par cela même destiné à être entièrement éliminé. Dès lors rien de surprenant à ce que

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