‹ L'évolution du règne végétalChapitre 57 sur 132 · MARCHE ÉVOLUTIVE DES AMPÉLIDÉES · texte numérisé non relu

MARCHE ÉVOLUTIVE DES AMPÉLIDÉES

traits distinctifs à Tétroite mesure de variabilité qui reste à la fleur déjà arrêtée dans ses parties essentielles ; d'autre part, à la diversification du limbe foliaire, et ce dernier, sans sortir des limites d'un plan déterminé par l'ordonnance des principales nervures, donnera naissance à toutes les modifications dont ce plan est susceptible, depuis le contour le plus simple et le plus entier, jusqu'aux incisures les plus profondes et les découpures en segments de second et de troisième ordre.

Mais du point où nous nous plaçons pour redescendre jusqu'à l'espëce, il reste encore un degré à franchir, deux ou trois degrés même, si Ton va jusqu'à distinguer plusieurs groupements de formes similaires, à l'intérieur des genres Vitis^ Cissus et Ampélopsis^ eux-mêmes déjà si rapprochés l'un de l'autre.

Les pièces florales au nombre de cinq, les pétales cohérents formant coifl^e et caducs lors de l'anthèse, une moindre réduction du disque hypogyne urcéolé et quinquélobé, une nuance différentielle dans la forme du stigmate, le fruit consistant en une baie, toujours biloculaire et ordinairement succulente : ce sont là les traits distinctifs des Vitis,

Les pièces florales presque toujours réduites au nombre de quatre par verticille, le disque hypogyne plus ou moins prononcé, une baie sèche ou plus ou moins succulente, susceptible de devenir monoloculaire par avortement : c'est à quoi se reconnaissent les Cissus.

Les Ampélopsis ne sont que des Cissus arrivés à un degré de transformation plus avancé : le disque hypogyne s'efface presque complètement, l'inflorescence cymoîde se complique, et les feuUles décomposées parviennent au terme extrême de segmenta^ tion qu'il leur ait été donné d'atteindre.

Il y a certainement des indices d'une moindre transformation organique dans les Vitis où les effets de la réduction se sont arrêtés un peu plus tôt, tandis que la nature bacciforme succulente du fruit était cependant chez eux la marque d'une évolution d'un genre spécial.

Dans les Pterisanthes^ sortes de Cisstis javanais, la différenciation, effectuée dans une direction particulière, a tendu à réa* liser la séparation des sexes, tandis que la feuille axillante, soudée à la vrille ou rameau latéral transformé, était convertie en une

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