PROGYMIHOSPERMES. — CORDAÏTÉES
en dépit des traits primitifs qu'elle comporte et de l'affinité qui relie eocore le grain de pollen à la microspore par la présence d'un prothalle inclus, cette symétrie résulte d'une transformation organique déjà très avancée et qui dépasse en complexité, non seulement ce qui existe chez les Cycadées, mais aussi le stade floral des Conifères. C'est là, on est en droit de l'admettre, une différenciation hâtive et complète d'un type trop inférieur par d'autres caractères, pour que sa stabilité n'ait pas été compromise à partir d'une certaine époque *.
Dans les Cordaïtées, chaque androphylle ou carpophylle représente une feuille transformée, la feuille mâle portant trois à quatre microsporanges, la feuille femelle un seul macrosporange. Ce dernier tantôt sessile, tantôt pédicellé, devient une graine nucamenteuse, charnue ou fibreuse à l'extérieur, ou bien encore appendiculée latéralement d'après une symétrie binaire. Les feuilles sexuées sont ici les plus élevées ou les intermédiaires parmi les feuilles stériles et bractéales d'un axe réduit, axe de seconde génération dépendant de l'axe principal qui constitue l'inflorescence spiciforme ou racémiforme des Cordaïtées.
Chez les Cycadées, nous le verrons bientôt, c'est chaque feuille de l'axe floral ou strobile qui se trouve directement influencée par la présence des organes sexués. Dans les Conifères propres, il en est de même pour l'un des sexes, le sexe mâle ; l'autre se trouve représenté, à peu près comme chez les Cordaïtées, par des axes réduits situés à l'aisselle des bractées du strobile. Mais dans les Taxinées, l'inflorescence soit mâle, soit femelle, est également constituée par un rameau réduit dont les feuilles ont été changées en bractées et dont les bourgeons de seconde génération donnent naissance aux organes sexués; c'est ce que l'on
1. Notre pensée, pour être complètement saisie, exigerait sans doute des développements que le plan restreint de cet ouvrage ne comporte pas. Inférieures à coup sûr, au point de vue des éléments essentiels et fondamentaux de leur structure organique, appartenant à raison de cette structure au stade « Progymnospermique » et par cela même moins avancées* d^un degré que les gymnospermes propres, les Cordaïtées se montrent pourtant très u élaborées - dans les détails secondaires de leurs appareils reproducteurs, et en même temps étroitement adaptées aux conditions de milieu qui prévalurent à l'époque des houilles. De là, d'une part, la perfection relative de ces plantes, que nous faisons ressortir dans le rapide examen de leurs divers organes, et aussi leur prompte élimination lors dtf déclin des circonstances extérieures qui avaient favorisé leur essor. »