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TYPES DE CYCADÉES PALÉOZOÏQUES

Les carpophylles des Cycas, avec leurs ovules implantés le long du rachis de la fronde et tenant lieu chacun d'un segment avorté, représentent déjà un appareil plus transformé d'un degré

Pg. 58. — Types de Cycadées primitives. — A, Pterophyllum Grand' Euryanum Sap. et Mar. , fragment de fronde d'une espèce du terrain carbonifère supérieur, découverte par M. Grand'Eury et communiquée par lui. — B, Sphenozamites Rochei B. Ren., fragment de fronde d'une espèce du permien inférieur d'Autun, signalée par M. B. Renault comme la plus ancienne du genre. Le Sphenozamites Rochei se rapproche sensiblement des Nœggerathia dont il représente peut-être un prolongement ; les Sphenozamites de l'oolithe, à leur tour, seraient une dernière expression de ce même type.

que la fronde si faiblement modifiée des Nœggerathia. Les folioles de ceux-ci conservent en effet leur limbe et présentent des ovules à la fois plus petits et plus nombreux ; le travail qui doit aboutir à la réduction du nombre de ces organes et favoriser

le développement de ceux qui persisteront est encore éloigné de son terme. Nous considérons ainsi les Nœggerathia vrais comme représentant un état antérieur et primitif du groupe des Cycadées encore en voie d'évolution, mais possédant déjà la plupart des traits qui le distinguent, spécialement des feuilles conformées comme celles des Zamiées. — La position des ovules est naturellement érigée à la surface des folioles carpellaires des Nœggerathicij comme elle Test encore chez les Cycas. C'est le repli et la contraction de la feuille sexuée qui a dû entraîner l'inversion des ovules des Zamiées. Il a suffi à ces organes de naître le long de la marge du limbe pour amener cette situation ; insérés au contraire vers la base et dans le milieu de la superficie de chaque foliole, leur position devait être érigée, comme elle Test effectivement chez les Nœggerathia, d'après les figures données par Stur et par Weiss dans leurs notices respectives *.

Du carbonifère moyen au permien et même encore dans ce dernier terrain, les vestiges de Cycadées sont partout excessivement rares. Ces plantes se tenaient à l'écart des eaux, dans les parties intérieures et accidentées des régions continentales d'alors; elles étaient cantonnées, peu répandues et peut-être aussi peu diversifiées, mais elles n'étaient pour cela ni absentes ni très différentes de ce qu'elles devinrent dans l'âge immédiatement postérieur. C'est ce qui semble bien prouvé par la découverte d'une véritable Cycadée dans le carbonifère supérieur de Montchanin (Saône-et-Loire), due à M. Grand'Eury. Cette Cycadée est représentée par un fragment de fronde que nous reproduisons et qui rentre sans anomalie parmi les Pterophyllum, genre dominant dans le trias, surtout lors du keuper et que l'on observe encore à d'autres niveaux. Les Pterophyllum rappellent assez les Dioon par le mode d'insertion des pinnules de leur fronde ; on doit encore les comparer aux Macrozamia; mais il est à croire qu'ils se rapportent à un type de Cycadées réellement disparu; leurs organes reproducteurs sont d'ailleurs totalement inconnus. On peut en dire autant de

t. Stur, Z. Kenntniss d. Fructifie, d. Nœggerathia foliosa C. de c. aus d. Radnitzer Schicht. d. oberen Carbon in Mittel-Bôhmen ; — Verhandl, Bericht vom 31 oct. — Bemerhungen z. Fructifie, v. Nœggerathia v. llerrn E. Weiss ni Berlin; — Gessellsch. Abdruck a. d. Zeitschr. d. Deutsch. géol. Jahrg.

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