‹ L'évolution du règne végétal: Les phanérogamesChapitre 7 sur 162 · NET INA RN ELA) CN 4 LS · texte numérisé non relu

NET INA RN ELA) CN 4 LS

Fig. 110. — Transition entre l'appareil appendiculaire primilif ef la feuille définitive chez les Monocolylées. — A, gaine ou appendice d'un Anthurium, surmonté d’un limbe rudimentaire, au-dessus d’un étranglement qui sépare l’appareil primitif de l'organe secondaire. — B, feuille plus avancée du même An/hurium montrant la réduction de l'appareil primitif et le développement corrélatif du limbe ou feuille normale, pourvu à la base d’un court pétiole et dont les nervures donnent lieu à un réseau veineux analogue à celui des feuilles de Dicotylées. — C, feuille définitivement transformée d’une Smilacée, Lapageria rosea, montrant le summum de différenciation que peut atteindre une feuille de Monocotylée. L'appendice primitif n'est plus ici représenté que par la base légèrement dilatée et engainante d’un court pétiole.

des feuilles moins rudimentaires et par suite se manifester la présence d’un limbe, parfois remarquablement développé, comme chez les Carludovica et les Nipa, où il offre à peu près la structure de celui des Palmiers, démontrant une fois de plus com-

12 STADE ANGIOSPERMIQUE. — MONOCOTYLÉES.

ment des chemins séparés peuvent cependant conduire à des résultats presque semblables.

La même série foliaire, morphologiquement ascendante, se manifeste, d’une part, chez les Palmiers, de l’autre, chez les Lirioïdes ou Liliiflores.

Il est facile dans les Palmiers, en s’aidant de la considération des plantes jeunes et des bractées qui accompagnent les inflorescences, de suivre toutes les modifications depuis la gaine simple amplexicaule et plurinerviée, jusqu’à la feuille ou fronde la plus nettement caractérisée. On voit, avant tout, se produire dans la gaine une côte médiane résultant du rapprochement des nervures longitudinales les plus voisines du milieu; puis, à l’extrémité supérieure, au-dessus d’un étranglement qui correspond au pétiole et qui est destiné à s’allonger et à se développer, le limbe se montre sous la forme d’une languette, finalement sous celle d’une lame indivise, mais plus tard fissile et dont les segments irréguliers donnent à la fin naissance, selon le cas, soit aux frondes en éventail des palmiers flabelliformes, soit aux palmes latéralement pinnées des phéniciformes. Il existe une foule de passages gradués qui font bien voir que toutes les diversités proviennent originairement d’un seul et même type. Les frondes pinnées, à segments confluents et à rachis médian peu étendu, conduisent des types flabellés vers ceux dont les feuilles sont pinnées ou encore entières et irrégulièrement fissurées.

Dans les Lirioïdes, le point de départ est fourni évidemment par les Yucca et les Dracæna du sous-type draco, dont les feuilles sont réduites à la seule partie vaginale, sans côte médiane distincte, mais avec une épaisseur et une accumulation relative des faisceaux vasculaires, plus prononcées sur le milieu de la feuille que vers ses bords. Chez les Dracæna, on peut suivre, en observant les Cordyline, d’une espèce à l’autre et sans sortir du même groupe, les degrés successifs de différenciation et de développement du limbe, aboutissant au type foliaire du Dracæna terminalis, comparable à celui des Musacées et des Canna. Mais le plus haut degré de transformation organique qu’ait pu atteindre la feuille des Monocotylées nous est offert par les Smilacées, qui font elles-mêmes partie de la série des Lirioïdes et dont les feuilles affectent une structure qui les rapproche sensiblement de celles des Dicotylées ou semblent même reproduire une com-

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