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G. Sorel, l'Émancipation du lo septembre

M. Vandervelde, sont encore imbus de cette idée qu'avec un certain nombre de bonnes lois et de gendarmes on peut réformer le monde \ La politique tend plutôt à corrompre les masses qu'à les élever moralement, car elle annihile en elles le sentiment de la responsabilité. On devra considérer sans enthousiasme « le jour où l'Etat et la Commune seront devenus les grands nourriciers du genre humain ».

Les politiciens socialistes en France, jadis si hostiles aux syndicaux purs, semblent maintenant convertis à laction syndicale, et ils apportent à leurs convictions un zèle de néophytes. Mettant à profit l'excitation causée par les dernières grèves, ils se proclament les champions des syndicats, M. Jaurès interprète la sentence d'arbitrage de M. Waldeck-Rousseau, à propos de la grève du Creusot, dans le sens le plus large, et comme le prélude de l'introduction du système parlementaire dans toutes les usines. M. Millerand, dans son décret sur la réorganisation du Conseil supérieur du travail, introduit les syndicats ouvriers comme représentants normaux de la classe ouvrière, en opposition aux chambres de commerce, aux chambres consultatives des arts et manufactures, formées de membres de la bourgeoisie. Enfin M. Millerand déclare solennellement que « toute l'armée du travail doit entrer dans les syndicats ».

Cette théorie des syndicats professionnels obli-

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