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Fk*. 176. — Cervsau de crocodile^ vu d*en haut *.
FiG. 177. — Cerveau de crocodile, vu eTen bas **.
* B.o/, bulbe olfactif. Les autres inlications sont identiques à celtes des autres figures de Wiedersheim.
*♦ Mêmes indications que pour les figures précédentes (Wiedersheim).
Le cervelet, très rudimentaire chez les tortues et les ophidiens, est un peu plus développé chez les sauriens (fig- ï75' ^l^Jf et surtout chez les crôcodiliens (fig. 176
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à 178) et se rapproche de celui des oiseaux. En avant, il se prolonge de chaque côté par des appendices latéraux dont la pointe est dirigée en avant. Il est creusé d'une cavité qui en réduit notablement la masse et le rattache.
malgré son type un peu plus perfectionné, au cervelet hidimentaire des amphibies et des reptiles inférieurs avec ses deux feuillets constitutifs.
Les lobes optiques ou tubercules bijumeaux sont peu développés chez les reptiles. Chez les crocodiles, un sillon léger existant à leur face interne en sépare deux petites éminences. La cavité du cerveau moyen ou aqueduc de Sylvius présente chez les siluriens une fente qui n'existe pas chez les autres reptiles et qui fait communiquer cet aqueduc avec l'extérieur, comme chez les poissons. Le troisième ventricule présente de chaque côté la saillie des couches optiques. Au-dessus de son ouverture supérieure s'élève la glande pinéale qui dans quelques espèces (Hatteria) présente à son extrémité la structure d'un œil véritable avec un cristallin et une rétine. Chez quelques sauriens on rencontre au-dessus de louverture du troisième ventricule un rudiment de trigone. Chti les crocodiliens la disposition de ces parties est un peu s compliquée ; on y distingue les pédoncules supérieurs, .c la glande pinéale, une commissure postérieure et une cornmissure grise.
Les hémisphères cérébraux sont plus développés que chez les amphibies et le sont surtout chez les crocodiles. Les faces internes des hémisphères sont unies par une commissure qui se compose de deux parties, une partie inférieure, transversale, qui représente la commissure blanche antérieure dts mammifères, et une partie superficielle, supérieure, en forme de fer à cheval, et qui répond au corps calleux. A la face interne de chaque ventricule latéral on constate l'existence d'un corps strié. On trouve même chez les crocodiles une sorte d'ébauche
delobe temporal. Les lobes olfactifs, allongés,. sont creusés d'une cavité qui se continue avec le ventricule latéral.
C'est chez les reptiles qu'on trouve pour la première fois une écorce cérébrale véritable avec ses cinq couches distinctes et les éléments nerveux qu'on retrouve chez les vertébrés supérieurs.
Les organes des sens n'ont pas le même degré de développement chez tous les reptiles. Les yeux, très rudimentaires chez les amphisbènes, ont une organisation plus complète chez les serpents, les lézards et surtout chez les crocodiles. On y trouve aussi le peigne, cet organe énigmatique qui existe chez les oiseaux, et dont la fonction est encore inconnue. L'ouïe, très obtuse chez les tortues, est très fine chez les lézards et les crocodiles; cependant le limaçon est encore presque droit. Les crocodiles ont déjà une ébauche d'oreille externe dans un repli cutané qui entoure la membrane du tympan. L'odorat, peu développé chez les serpents et les tortues, doit letre beaucoup chez les crocodiles qui possèdent des narines mobiles. On rencontre dans les fosses nasales, chez les sauriens et les ophidiens, les organes dejacobson dont la signification est encore indéterminée et qu'on a regardés comme des organes sensitifs particuliers. Le goût a son siège dans des organes gustatifs placés sur la langue ou dans la cavité buccale.
V activité psychique, très peu développée chez les tortues, un peu plus chez les serpents et les lézards, acquiert un assez grand développement chez les crocodiles. Si les tortues ont grand soin de leurs œufs, elles s'occupent peu de leurs petits; cependant malgré leur état
2l6 VERfÉBRÉS
apathique habituel elles peuvent devenir belliqueuses dans la saison des amours, et les mâles se livrent des combats pour la possession d'une femelle. Les serpents et surtout les lézards sont plus intelligents ; ils peuvent être apprivoisés jusqu'à un certain point; les mâles défendent leurs femelles et celles-ci défendent leurs petits; mais ces manifestations instinctives et psychiques sont plus marquées encore chez les crocodiles et ils n'en sont que plus redoutables, car ils mettent cette intelligence au service d'un appétit insatiable et d'une voracité qui s'explique par leur accroissement continu.