‹ L'évolution du système nerveuxChapitre 36 sur 50 · LH · texte numérisé non relu

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' * I, corps calleux; 3, cloison transparente: 3, trigone; 4, commissure blanche antérieure; 5, tubercule mamillaire avec l'anse du pilier antérieur qui le contourne; 6, commissure grise; 7, nerf optique; 8, corps pituitaire; 9, protubérance; 10, bulbe: 11, arbre de vie du cervelet: 1 3. aqueduc de Sylvius: 13. valvule de Tarin; 14, valvule de Vieussens; 15. tente du cervelet; 16, glande pinéale; 17, son pédoncule inférieur; 18, son pédoncule supérieur; 19. face interne de la couche optique formant la paror latérale du ventricule moyen ; 20. toile choroïdienne recouvrant la face supérieure de la couche optique; 21. trou de Monro : 23, tubercules qua jumeaux ; 23, partie .moyenne de la grande fente de Bichat (d'après Leuret et Gratiolet, Anatomie comparée du ijstètne nerveux. Paris, 1838-1857, et Ludovic HirschfeId,|.V^<i;ro/ofiV, Paris, 1853.)

BcAUMis, L'Évolution du système nerveux.

* FE, judoncule cérébral, d'cù r.slt la capsule interne placée à ce niveau entre la couche optique, CO, et le ncyau extra-ventricLlaire, L, du corps strié; a, cavité tiu troisième ventricule; CC, corps calleux; T, T. le trigone: VL, VL, le» ventricules latéraux; S, scissure de Sylvius; K, éccrce grise du lobule de l'insula; L, noyau lenticulaire (extra-ventriculaire) du corps strié; AiV, avant-mur placé dans la capsule externe; CA, noyau eau dé ou intra-ventricuiaire du corps strié (extrémité postérieure, effiléedece noyau); P, P, P, circonvolutions pariétales; T', T%T', circonvolutions temporales; CH, circonvolutions de l'hippocampe; H, coupe de l'hippo» campe ; F, circonvolutions frontales (Huguenin).

Al A xti Al i r c K. c d 2 A y

la face supérieure des couches optiques et I ouverture supérieure du ventricule moyen sont en allant de haut en bas, le corps calleux (i , fig. 198, et CC, fig. 199), le

Fie. 200. — Face supérieure et rapports des gangfiotn de la hase du cerveau ♦.

trigone cérébral (3, fig. 198, et T^T, fig. 199) et la toile choro!dienne(2o, fig. 198); on a alors l'aspect ' représenté dans la figure 200.

* Ti&, couche optique ; Vw, ventricule moyen ; c, glande pinéale et en avant d'elle la commissure postérieure; p, section des piliers antérieurs du trigone ;0, corps strié (noyau caudé ou intra-ventriculaire) ; PA, piliers antérieurs du trigoi CA, commissure antérieure; SC, lame cornée ^ />c, pédoncules de la glande pinéale, T« et Tp^ tubercules quadrijumeaux. Le trigone a été enlevé (Hugucnin).

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La région de la couche optique comprendVés couches optiques, Tb, h glande pinéale, c, et la commissure postérieure.

Les couches optiques forment les parties latérales du ventricule moyen et sont réunies par une lamelle grise, commissure molle, bien développée chez les mammifères. Leur face externe répond aux fibres blanches qui rayonnent des pédoncules cérébraux vers les hémisphères en constituant la capsule interne (fig. 199, partie blanche comprise entre CO et L), capsule interne qui les sépare* des corps striés. Leur extrémité postérieure épaissie, pulvinar, présente la saillie du tubercule genouillé externe (fig. 196, m). Le pulvinar est bien plus développé chez l'homme et chez les singes. Chez les mammifères inférieurs, les couches optiques sont situées en arrière des corps striés, tandis que chez les mammifères supérieurs, comme le dauphin, le marsouin, les singes, les rapports des deux ganglions sont les mêmes que chez l'homme et tels qu'ils sont indiqués sur la figure 199.

La glande pinéale a à peu prés la même disposition que chez les oiseaux.

Les tubercules mamillaires (fig. 1 97 , A) sont au nombre de deux chez l'homme et les singes, mais chez tous les autres mammifères ils sont constitués par une saillie unique médiane, lis n'existent que chez les mammifères et leur développement est lié à celui du trigone cérébral qui manque aussi chez tous les vertébrés inférieurs.

Le cerveau antérieur est constitué par les hémisphères cérébraux. Ces hémisphères se divisent comme on Ta vu, en partie basilaire et manteau des hémisphères ; ils renferment dans leur intérieur la cavité des ventricules

cérébraux ; enfin, ils sont unis par ur> système de commissures que je décrirai en premier lieu.

Le système commissural des bèmispbères se voit bien sur des coupes antéro-postérieures (fig. 198) et sur des coupes transversales (fig. 201). Il comprend la commissure antérieure '{fig. 198, 4), le corps calleux (fig. 198, 1), le trigone (fig. 198, 3) et une cloison médiane, le septum lucidnm (fig. 198, 2), interceptée par cts deux dernières commissures.

F13. 2DI. — Coupe frontale à travers U cerveau antirieur ♦.

La commissure antérieure existe, comme nous lavons vu, chez tous les vertébrés. Son volume est en général en rapport inverse de celui du trigone ; elle est très grosse chez les marsupiaux et les monotrèmes, relativement assez grosse chez les singes, très petite, au contraire, chez quelques cétacés. Elle est située dans la

* O1 y voit en haut les fibres transversales du corpt calleux, en bas les iibrec transversales de la commissure antérieure qui vont se perdre dans le lobe temporal. Un petit rais:eau, situé au-dessous des fibres précédentes et plus développé chez les animaux que chez l'homme, unit les deux régions olfactives, il a sur la figur* forme d'une .anse à coicavité inférieure (Edinger.,

paroi antérieure du troisième ventricule, à la partie supérieure de la lame terminale ; sa face postérieure libre se voit en avant, dans la cavité du troisième ventricule en arrière des piliers antérieurs du trigone (fig. 1 98, 6, et 200, CA) ; elle s'enfonce ensuite de chaque côté dans le corps strié, en avant de la bandelette optique et parallèlement à cette bandelette et se perd dans, le lobe temporal de chaque côté (fig. 201). Elle a la forme d'un fer à cheval à convexité antérieure. Les libres qui la constituent sont tordues en spirale.

Fie. ao2. — Face supérisurc du corps eaîleux du cheval *.

Le coifs calleux représente une lamelle épaisse qui s'étend au-dessus des ventricules latéraux et réunit les deux hémisphères. Sa partie moyenne se voit au fond

♦ I, c€ntre ovale; 2, fibres transversss du corps calleux; 3, nerfs de Lancisi; 4,*cornes postérieures du corps calleux ; 5, cornes antérieures.

de la scissure interhémisphérique quand on écarte un peu les deux hémisphères. Sur sa partie moyenne se voient deux tractus blancs, nerfs longitudinaux de Lancisi(f\g. 202, 3). Sa face inférieure est soudée sur la ligne médiane en avant au septuni lucidum, en arrière au trigone (fig. 198); en dehors, elle forme la paroi supérieure du ventricule latéral. Son bord antérieur, genou du corps calleux se termine un peu en avant de la commissure antérieure par ce qu'on appelle le bec du corps calleux ; sa concavité embrasse le sepfum luciduin. Son bord postérieur, bourrelet du corps calleux, s'enroule sur lui-même et recouvre les tubercules quadrijumeaux.

Les parties latérales du corps calleux s'irradient dans les divers lobes des hémisphères, les fibres du genou dans le lobe frontal, les fibres de la partie moyenne dans le lobe pariétal, le lobe temporal et la partie inférieure du lobe occipital, les fibres du bourrelet dans les lobes temporal et occipital.

Le développement du corps calleux est en rapport avec le développement du lobe occipital. Aussi est-il tout à fait rudimentaire chez les marsupiaux et les monotrèmes ; puis, il augmente peu à peu de volume, à mesure quon s élève; assez gros chez les insectivores, il est volumineux chez les rongeurs, spécialement chez le castor, et plus développé encore chez les mammifères supérieurs, comme le chien, le dauphin, etc. Chez les singes, il est plus court et plus mince que chez l'homme. On a observé chez Fhomme quelques cas d absence complète du corps calleux sans qu'on ait pu les rattacher à des troubles déterminés des fonctions cérébrales.

Le trigone (fornix, voûte à trois piliers, fig. 203) se

compose d'un corps, de piliers antérieurs et de piliers postérieurs. Le corps constitue un triangle à base postérieure qui recouvre le troisième ventricule et les cou-

Fie. 103. — Trifone cérébral *.

ches optiques. Sa face supérieure est soudée, en arriére et en haut, aU corps calleux, en avant au septum lucidum. Il est composé de deux moitiés qui sont soudées en avant et qui, en arrière, s*écartent en s'aplatis-

* /, origine des piliers antirieurs ditrigjne ; d. pilier postérieur g4u:h?: g-, corps psalloïde ou lyre; a^b^c, tubercules antérieur. iiDyen et postérieur de la couche optique; m, trou de Monro ^d'après Hugaeninj.

sant pour constituer les piliers postérieurs, etc. Cts piliers postérieurs se recourbent en entourant \tpulvinar de la couche optique et se continuent avec le revêtement médullaire de la corne d'Ammon. Les piliers antérieurs,/, se portent en bas et en avant sous rextrcmité antérieure de la couche optique, en formant le bord antérieur du trou de Monro ; ils passent derrière la commissure antérieure (fig. 200, PA) et vont au tubercule mamillaire correspondant.

Le trigone existe chez tous les mammifères ; il est très développé chez les rongeurs, plusdéveloppé même, relativement, que chez l'homme.

Le septimi luciJum ou cloison transparente (fig. 198,2) est constitué par deux lamelles adossées, restes des deux vésicules hémisphériques primitives qui ne se sont pas soudées, mais se sont simplement accolées à ce niveau. Elles interceptent entre elles une cavité, cinquième ventricule, sans communication avec les autres ventricules cérébraux. Chacune des lamelles du septum lucidum représente en réalité la paroi interne de l'hémisphère correspondant, mais à un état rudimentaire.

Les ventricules latéraux représentent les cavités ventriculaires des hémisphères. Chaque ventricule latéral a la forme d'une fente en C à concavité antérieure et inférieure qui entoure la partie supérieure et postérieure des pédoncules cérébraux et des ganglions de la base de l'encéphale (fig. 204, 4). On peut lui distinguer une partie supérieure et antérieure, corne anlérieure o\x frontale, une partie moyenne, occipitale, et une partie inférieure, corne inférieure. Chez tous les mammifères on constate l'existence des cornes antérieures et des cornes inf-^-

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rieures, mais il s'y adjoint, chez le phoque, les singes et l'homme, un troisième prolongement, corne postérieure

ou occipitale, 5, qui se détache de la partie moyenne et se porte vers le lobe occipital ; l'existence de cette corne

* I, noyau caudé ; s, noyau lenticulaire; 3, coupe de la commissure blanche antérieure; 4, fente du ventricule latéral, corne antérieure et corne inférieure; 5, corne postérieure (Beaunis et Bouchard).

postérieure est liée au développement du lobe occipital des hémisphères.

A la face interne de la corne inférieure se trouve une saillie, corfte d'Ammon ou pied d'hippocampe (f\g. 205, i),

* 1, corne d'Ammon; a, corps bordant; 3, corps godronnc ; 4, section du pilier postérieur du trigone; 1;, corne postérieure du ventricule latéral; 6, partie moyenne du ventricule latéral (Beaunis et Bouchard).

qui n'est pas autre chose que la partie interne de la circonvolution de l'hippocampe (voir : Circonvolutions).

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