ÉCHINODERMES 5I
vements sont, en général, assez lents ; cependant, chez quelques espèces, ils sont très rapides et rappellent ceux des vers. Leur mode de progression varie, du reste, d'un genre à l'autre. Un bon procédé pour observer leurs mouvements est de les placer sur le dos et de voir la façon dont ils s'y prennent pour se retourner et reprendre leur position normale. Qjjand on excite un point du corps de Tanimal, il s'enfuit dans une direction opposée et ses tentacules et ses pédicelles exécutent une série de mouvements coordonnés pour écarter le corps étranger. Ils sont sensibles à la lumière, et cette sensibilité disparaît quand on a enlevé les taches oculaires. Si on sépare un des bras, ce bras isolé se comporte comme l'animal entier ; il se meut comme lui, est comme lui sensible à la lumière et se retourne aussi quand on le met sur le dos. Si on pratique une série de sections de l'anneau nerveux dans l'intervalle des ambulacres, chaque ambulacre conserve ses mouvements propres, mais il n'y a plus de coordination entre les mouvements des ambulacres. L'anneau œsophagien joue donc le rôle de centre coordinateur des mouvements de l'animal, les ganglions ambulacraires jouant le rôle de centres des mouvements spéciaux de chaque ambulacre. On peut se demander si dans cet anneau pharyngien toutes les parties ont la même valeur, et si l'une d'entre elles ne fonctionnerait pas plus spécialement comme centre supérieur. Cette question a d'autant plus d'intérêt que le type radié n'est qu'acquis et non originaire chez les échinodermes. Les sections des diverses parties de l'anneau ne fournissent sur ce point aucun résultat. Mais si on examine le mode de pro-
ja ANIMAUX A SYSTEME NERVEUX
gression d'un de ces animaux, d'une étoile de mer, par
Fie. 35. — Larvts d'iebimodtrmes *.
Fie. yS. — Evolution du Pluteus ou larve d'une ophiure **.
exemple, on constate facilement qu'elle progresse indifféremment dans un sens ou dans l'autre et que c'est
* Vue latérale; figures schématiques; A, larve d'holothuride ; B, larve d'aslérid« ; fR, bouche ; s/, estomac ;«, anus; Icy bande ciliée longitudinale primitive, reste des cils qui recouvrent uniformément à l'origine la surface de l'embryon ;^rtf, bande ciliée préorale (Balfour, Traité d' embryologie et d'organogénie comparées).
** Le squelette calcaire n'est pas représente ; m, bouche ; an, anus ; J, bras ânté* rieurs; d'y bras latéraux; ^, bras postérieurs; ^, bras antéro- latéraux. Çn C, la forme bilatérale passe à la forme radiée (]. MûUer).
tantôt un ambulacre, tantôt l'autre qui se dirige en avant.
Dans les échinodermes, le type radié présente déjà une tendance vers le type bilatéral ; la plupart des larves de ces animaux offrent du reste la symétrie bilatérale comme on peut le voir sur les figures 35 et 36, et le type radié ne se produit que dans le cours du développement. Une espèce d'holothurie, VElpidia glacialis, conserve, même à Tétat adulte, le type bilatéral.