‹ L'évolution du vers français au dis-septième siècleChapitre 218 sur 224 · QUATRAINS · texte numérisé non relu

QUATRAINS

Vers de sept pieds.

Rois, chassez la calomnie.

Ses criminels attentats Des plus paisibles états Troublent rheureusc harmonie. (III, 523.)

Vers de douze pieds.

Parlbénice, il n'est rien qui résiste à tes charmes : Ton empire est égal à Tempirc des Dieux ; Et qui pourrait te voir sans te rendre les armes, Ou bien serait sans âme, ou bien serait sans yeux.

Source ineffable de lumière.

Verbe en qui l'Eternel contemple sa beauté; Astre dont le soleil n'est que l'ombre grossière, Sacré jour, dont le jour emprunte sa clarté * !

Thébains, pour n'avoir plus de guerres.

Il faut par un ordre fatal, Que le dernier du sang royal Par son trépas ensanglante vos terres. (I, i20.)

1. Celte stance est la plus fréquente : IV, 109, 113, 116, 120, 12.^, 155, 127,

On allait oublier les Filles de Mémoire;

£t parmi les mortels L'Ignorance et l'Erreur allaient ternir leur gloire. Et briser leurs autels *.

Où sont. Dieu de Jacob, tes antiques bontés?

Dans rhorreur qui nous environne, N'entends-tu que la voix de nos iniquités? N'cs-tu plus le Dieu qui pardonne? (III, 686.)

Tandis que le sommeil, réparant la nature,

Tient enchainés le travail et le bruit, iNous rompons ses liens, ô clarté toujours pure, Pour te louer dans la profonde nuit >.

Où sont les traits que lu lances.

Grand Dieu, dans ton juste courroux?

N'es-tu plus le Dieu jaloux?

N'es-tu plus le Dieu des vengeances?

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