‹ L'évolution du vers français au dix-septième siècleChapitre 30 sur 247 · Racan, Vie de Malherbe, I, lxxxui · texte numérisé non relu

Racan, Vie de Malherbe, I, lxxxui

5. Ménage, il est vrai, prétend que quelques Parisiens seulement prononcent ainsi, que ceux qui parlent le mieux disent malheur et bonheur (p. 4f>7). Mais son assertion ne prouve qu'une chose, c'est que, prononçant lui-même malheur et non malhur, il était tenté de diminuer le nombre de ceux qui prononçaient autrement, et de les ranger dans une classe inférieure. D'autres grammairiens donnent raison à Malherbe. — Cf. Thurot, I, 515.

6. I, Lxxxiii. — Cf. Thurot, 1, 519; et Vaugelas, I, 433-434. Pourtant, par une contradiction singulière, dans l'édition Ménage de 1G89, conforme à la prononciation parisienne, on imprime toujours ce mol u et non é-u :

Ont u peur de la mort, et se sont mis en fuite; ou encore :

Qui n'ust cru que ses murailles.

On trouve encore, comme particularité d'impression, c'est-à-dire de prononciation, mal-veuillance pour malveillance, fis pour fils.

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