A propos de cette strophe
Je me rends donc sans résistance A la merci d'elle et du sort; Aussi bien par la seule mort Se doit faire la pénitence D'avoir osé délibérer Si je la devais adorer. (1, 131.)
Ménage dit : « Notre poète se blâmait lui-même de n'avoir pas fermé le sens au quatrième vers de cette stance, comme il avait fait dans les autres précédentes; ce que j'ai appris de M. de Racan » (p. 487).
Les groupemeiUs de huit vers, sans être complètement rejetés par Malherbe, sont très rares *. On ne peut citer qu'une stance d'alexandrins :
e c a ée a ée i i (I, 299),
et des couplets en vers de cinq, six, sept cl huit pieds :
e a e a ée i ée i (I, 221).
Les strophes de dix vers isométriques sont réservées pour les sujets de premier ordre :
Vers de sept pieds :
e a e a ée ée i ie le i ^
Pour la strophe en octosyllabes, il y a deux formes, différenciées par Tentre-croisement des rimes :
e a e a ée ée i ie ie i ^ e a a e i iéeo éeo^
Cette strophe est plus lyrique que les autres, et Malherbe en a tiré des effets particulièrement heureux ^ Son mouvement intérieur est plus simple qu'on ne le suppose généralement : car, outre la division classique en un quatrain et deux tercets, tercets que Malherbe aurait voulu séparer l'un de l'autre par un arrêt ", il arrive quelquefois, suivant la remarque de Marmontel, que la ponctuation et le sens