‹ L'Évolution Économique de la PologneChapitre 26 sur 36 · IMPORTATIONS · texte numérisé non relu

IMPORTATIONS

I Il Il] IV ANNeCR LOT Ar een o118 401,5 290,9 474,7 LE D OPA RE LE 510,0 538,5 364,3 190,3 TOO ER ee 168,3 183,6 243,3 301,0 ExPORTATIONS.

I Il III IV ADNeCOD AE Are ne 322,5 335,9 239,8 367,6 Len OS ee Te 331,0 299,1 285,7 356,2 MOD 0 es dr ere 288,2 286,3 6011 368,5

Quant au commerce extérieur en 1927, il nous montre un grand accroissement des échanges. L’augmentation des exportations atteint 13 %, mais les importations, de leur côté, longtemps entravées en 1926 par la diminution du pouvoir d'achat de la monnaie et différentes mesures douanières, ont plus que doublé en comparaison de celles de 1926. On sait déjà que, depuis le mois de mars 4927, la balance commerciale a étéconstamment défavorable,

et qu’il faut en voir l'une des causes dans le néfaste | 8

mouvement de va-et-vient desgrains signalé plushaut. Le premier rapport trimestriel publié par M. Dewey, en date du 31 décembre dernier, commente cette situation qui, dit-il, « ne paraît pas entièrement satisfaisante du point de vue des paiements internationaux ». Mais il ajoute « qu’on n’éprouve à l'heure actuelle aucune inquiétude de ce chef du fait qu’une grande partie de l’augmentation des importations résulte de l’achat de marchandises productives. C’est, en outre, l'indice du relèvement du pouvoir d'achat de la population. L’excédent croissant des importations sur les exportations en 1927, considéré concurremmentavec l’accroissement de la production nationale destinée aux marchés intérieurs, indique une augmentation de la consommation per capita du pays, et peut être envisagé comme l'indice d’une prospérité croissante. »

$ 5. — Crédits à court terme.

La rapidité avec laquelle la Pologne a comblé ses pertes en capital a exercé une influence très forte sur son organisation bancaire, et a été la cause, du reste, de la naissance de certains instituts bancaires par l'entremise desquels le gouvernement s’efforça de pallier au resserrement du marché des capitaux et par là de contribuer à la reconstitution économique,

Dès le mois de mai 1924, le gouvernement mit

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sur pied la banque de l'Economie Nationale connue sous le nom de Bank Gospodarstwa Krajowego.

En vertu de ses statuts cet établissement est autorisé à accorder des prêts à long terme en émettant des obligations hypothécaires, des obligations municipales et des chemins de fer, et pour les besoins industriels, des obligations bancaires, et à favoriser la reconstruction des régions dévastées et à s’adonner en un mot à toutes les opérations bancaires en tenant compte particulièrement des besoins de l'Etat, de ses entreprises, et des établissements autonomes.

Les statuts définissent en outre les opérations de la banque en énumérant celles qu’elle est autorisée à faire :

a) Prêts à long terme ;

b) Prêts de construction pour les besoins de la restauration ;

ec) Prêts aux instituts d'épargne d’établissements autonomes ;

d) Toutes opérations bancaires.

A la même époque, mai 1924, la banque agraire fut réorganisée par décret du Président de la République sous le nom de Panstwowy Bank Rolny. Ce décret édictait que les statuts régissant ladite banque seraient établis d'accord avec le Ministre des Finances et celui de l’agriculture. Le but de cette banque est de favoriser le morcellement des terres, le développement de l'agriculture et de colla: borer à l’organisation du crédit agricole.

Sous l'empire des nécessités économiques, cet

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120 L'ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE DE LA POLOGNE établissement élargit quelque peu le rayon de ses opérations et accorda des crédits à court terme sur des fonds fournis par l'Etat.

Il en résulta que les opérations de la banque agraire et celles de la banque de l'Economie dont nous avons parlé, s'étendirent et se confondirent un peu trop, de sorte qu'à l'heure âctuelle les dirigeants de cet établissement s’eflorcent par un accord réciproque de délimiter les opérations de chaque établissement. Û

Pendant la période d'inflation, les banques par actions ne furent pas à même de répondre convenablement aux besoins de crédits à court terme du pays, et dans ces conditions la banque de l’économie nationale dut traiter directement avec les maisons de commerce. Signalons en passant qu’en agissant ainsi, elle outrepassait ses devoirs, une institution d'Etat n'ayant pas le droit de concurrencer dans les

affaires des banques appartenant à des particuliers.

Quoi qu’il en soit, pendant la période où la reconstruction fut plus active, les banques privées en collaboration avec les banques d'état, consentirent des avances mais durent, à cet effet, accepter comme garantie la seule qui pouvait leur être donnée, à savoir une participation à l’entreprise elle-même

Dans ces conditions, et vu l'effondrement du zloty en 1925, ces garanties se transformèrent en actif immobilier.

Tandis que les dépôts se sont remis ces temps

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derniers à augmenter rapidement, les banques d’affaires, par suite de l’immobilisation dont nous parlons, continuent à manquer des disponibilités susceptibles de leur permettre de répondre convenablement à la demande croissante des crédits à court terme.

A l’heure actuelle, le taux d’escompte de ces crédits est de 12 %, et si ce taux attire des dépôts étrangers dans le pays, il ne les attire pas cependant en quantité suflisante pour satisfaire aux demandes courantes.

Chose assez paradoxale, malgré les besoins de crédit considérables, la Banque de Pologne n’est pas à même d'utiliser tous les capitaux qui sont à sa disposition. Cette situation s'explique par le fait que la banque, institut d'émission, a besoin d’une grande liquidité pour ses actifs, et ne peut prêter pour plus de 3 mois alors que les coutumes commerciales et les conditions des affaires sont telles qu'il est surtout demandé des crédits à échéances plus longues.

Aujourd’hui, en Pologne, ni l’industrie ni l’agriculture ne règlent leurs affaires de manière à permettre à leurs papiers de commerce d’être réescomptés par la banque de Pologne conformément à ses statuts, et le taux de réescompte de 8 % de ia banque ne contribue pas efficacement à réduire le niveau général des taux d'intérêt. |

La demande de crédits à court terme n'est donc pas toujours satisfaite et l'incapacité par la banque de prendre une place importante dans l'octroi de

ces crédits apparaît par la considération suivante : Au 30 juillet 1924,le total du crédit à court térme était de 694.400.000 z1. alors que le portefeuille de la banque n’était que de 288.900.000 21.

Au 31 décembre 1927, noûs avons un total du crédit à court terme de 1.829.000.000 tandis que le portefeuille de la bañque n’est que de 427.000.000.

L'escompte et les avances supportent actuellement le tâäux légal maximum de 19 % mais le petit négociant qui n’a pas de crédit en banque se trouve dans

une situation plus difficile encore. Son financement

est assuré par le négociant en gros, son fournisseur.

Gette sorte de dette porte un intérêt variant de 112 àa3% par mois, suivant les différentes régions polonaises. Le détaillant s'efforce naturellement de faire supporter ces pertes par l'acheteur, les prix se trouvent ainsi maintenus à un niveau très élevé, ce qui constitue une entrave sérieuse pour le commerce et l’industrié,

On trouvera ci-dessous, en millions de zloty : l'état des crédits à court terme du 30 juin 1925 au 30 septembre 1926, on verra que maloré les difficultés indiquées plus haut, ils marquent néanmoins un certain progrès :

30 juin P1ASSBabrS a Li S0septen.

1925 25 Banque de Pologne ........ 334,9 325,8 331,2 343,6 Banques du pays (87) ..... 400,2 326,1 361,7 392,8 Succursales déBañquesétrangères : AE TE RDS TOUS LE MOULE: 37,7 45 53 52,2

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