‹ L'Évolution Économique de la PologneChapitre 27 sur 36 · FN EN · texte numérisé non relu

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LE POINT DE VUE ÉCONOMIQUE 123 30 juin 31 décembre 30juin 30septemb 1995 4925 1926 1826

Banques de l'Etat et des

Communés .5:::.:.:.:. : 231,6 312 374,7 428,6 Banque d'Economie nationale 139,1 227,6 257,5 238,5 Banque d'Epargne des postes 35,8 26,6 23,7 24,5

Banques Communales ..... 6,9 5 9,8 11,6 Bänqué d'agriculture de l'E:

CABANE NS sh br", 13. 50,8 52,8 83,7 104 * *k *

$6.— Crédits à long terme.

En dehors des crédits à court terme, se placent ceux à long terme pour favoriser l'exportation.

Il est certain que les crédits bancaires de 1 à 3 mois ne peuvent en certains cas être suffisants pour laisser aux exportateurs le temps d'écouler les marchandises, d'en toucher le prix et de se mettre en mesure de faire face à leurs engagements. Toutefois, il est juste de reconnaître qu’un crédit plus long ne va pas sans inconvénients graves ni sans difficultés sérieuses. Le débiteur qui a bénéficié d’un délai anormal peut devenir insolvable entre l’époque de la conclusion du marché et celle du paiement, cette perspective seule peut mettre une entrave sérieuse au développement de l'exportation, et des crédits à long terme ne peuvent être accordés qu'avec de sérieuses garanties.

L'Amérique avait cru trouver ces garanties dans

un consortium de banques tel que l'avait organisé

L'Edge Law, mais ce système,assez ingénieux d'’ailleurs, mettait en jeu trop de responsabilités et a dû être à peu près complètement abandonné.

L'Autriche à inauguré un système plus nouveau de crédits à long terme pour faciliter l'exportation.

Une ordonnance du Ministère de la justice du 16 juillet 1920 donne en effet la faculté à un propriétaire ou fournisseur d’une matière importée en Autriche de s’en réserver la propriété moyennant l'inscription sur un registre spécial.

Cette ordonnance dont la durée devait prendre fin le 31 décembre 1925 a été prorogée jusqu’au 31 dé: cembre 1998. |

Elle ne visait que les contrats passés entre le fournisseur étranger d’une matière première et le transformateur autrichien. L'application de ce régime a fait ressortir par la suite la nécessité de permettre non seulement aux fournisseurs, mais aussi aux bailleurs de fonds étrangers de maintenir leur droit par l'enregistrement du contrat conclu avec le transformateur. L'ordonnance a été en conséquence complétée en ce sens par un décret publié le 11 août 1921.

Quelque défectueuses que soient les dispositions de cette ordonnance, à certains points de vue, le registre tenu par la Chambre de Commerce de Vienne accuse un nombre croissant d'inscriptions.

Le nombre de ces inscriptions a été :

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Aucune technique de ce genre n’existe encore en Pologne.

Outre qu’un tel procédé qui sort du cadre de notre

| travail porte en lui-même certains inconvénients, la

Pologne qui ne se trouve qu’au début d’une nouvelle vie financière et économique ne peut évidemment pas envisager des moyens aussi complexes.Il est juste cependant d'ajouter que le système autrichien se perfectionne de jour en jour,ce que démontre d’ailleurs le total croissant des inscriptions prises, et il pourrait dans une certaine mesure, être utile à la Pologne de profiter de l'exemple de ses voisins.

On ne peut juger de la situation économique d’un pays sans parler du problème des prix. Les chiffres

qu’on va lire décèlent une tendance générale à la hausse : c’est une des préoccupations actuelles du gouvernement et on devait la mentionner pour donner une vue exacte de l’état de la Pologne ac-

tuelle.

$ 7.— Le problème des prix.

L'indice nominal des prix de gros calculé sur la base des prix en 1914 —100, était : en janvier 1925,

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119,5;en juillet,119,6; en janvier 1926,142,0 ; en mai, IS1,2 et en décembre, 176,9.

L'indice nominal des prix de détail calculé sur la même base, donnait aux mêmes époques, savoir : janvier 1925, 176,7; juillet 1925, 173,3 ; Janvier 1996, 215,7 ; mai, 246, 6 et décembre 254,4.

Le coût total de la vie donnait comme indice noïmie nal calculé sur li base des prix en 1914 —100, savoir: en janvier 1925, 144,6 ; en juillet, 145,6; en janvier 1926, 170,0 ; en mai, 183,2 ; et en décembre 196,9.

Examinant l'indice or calculé sur cette même base, nous trouvons que l'indice des prix de gros est le suivant: on janvier 1995, 149,5; en juillet, 119,6; en Janvier 1926, 100,9 ; en mai, 85,4 et en décembre, LOL, 8,

L'indice or des prix de détail est le Suivant ; Janvier 1925, 176,7; juillet, 173,3 ; janvier 1926, 153,2 ; mai, 116,2 et décembre 146,5.

Le même indice or pour le coût total de la vie donne en janvier 1925, 144,6 ; en juillet, 145,6 ; en janvier 1926, 120,7 ; en mai, 86,3 et en décembre, 113,4.

On peut remarquer que le mouvement des prix, sauf quelques fluctuations insignifiantes, accuse une Progression constante à la fin de l'année 1996. Ceci concerne particulièrement le coût de la vie dont l'indice en zloty papier, ainsi que nous venons de le voir, atteignait en décembre 196,9 contre 118,4 seulement pour l'indice er,

L'indice des prix de gros augmente relativement peu jusqu’à la fin de décembre, il atteignait alors 176,9 tandis que l’indice or s'élevait à 104,8.

L'indice des prix réels n’a pas atteint jusqu’à la fin de décembre le niveau de juillet 1925, c’est-à-dire celui de l’époque précédant la chute du zloty, au contraire, il s’en est écarté sensiblement, et cela prouve que la prime à l’exportation n’a pas céssé d'exister, et que, de plus, ce qui n’est pas moins important pour la Pologne, il n’y a pas eu de prime à l'importation.

D'autre part, étant donné l'augmentation des indices afférents à la période de stabilisation du zloty à partir du 1er juillet 1926, nous devons reconnaître que cette évolution a réduit le pouvoir d'achat du zloty à l'intérieur du pays.

Cette réduction est compréhensible, elle est méme inévitable puisque, par l’effét même de la stabilisation du cours du zloty, les prix intérieurs et extérieurs tendent à se niveler. Il faut toutefois remarquer que l'indice des prix de gros péndant les deux dérniers mois de l’année accusait une légère tendance à la hausse, tandis que le coût de l'alimentation 4 légèrement fléchi à la fin de décembre.

En janvier, un nivellement approximatif des prix de gros, par rapport à ceux de juillet précédent, 1925, se produisit un peu partout : en Pologne, en Autriche et en Allemagne. L'indice en Pologne s'éleva à 84, en Autriche et Allemagne ä 89; en

Angleterre à 94, en Tchécoslovaquie, il atteignit 96. A la moitié de 1926, et dans tous les pays que nous venons de nommer, se produisit une baisse des prix, mais elle fut en Pologne plus rapide que partout ailleurs et nous pouvons constater qu'en mai 1926 ces prix fléchissaient jusqu’à 71. En Allemagne et en Angleterre, ils se maintenaient à 91, et à 93 en

Tchécoslovaquie.

En comparant les mercuriales des différentes denrées durant les années 1924-1995 et 1926,on remarque qu'il existe un écart sensible entre les prix de gros et les prix de détail. C’est ainsi qu’en 1914 la farine de froment valait les 100 K. en gros, 3,2 — au détail : 37 — ce même produit et cette même qualité valait en 1925 : en gros 71,50 et en détail 96. Le charbon valait à la tonne en 1914 : en gros 19,80, au détail 39. En 1926, la tonne valait 30,75 et au détail 63 (1).

En analysant l’écart entre les prix de gros et de détail des produits agricoles, il faut se rappeler que les prix de gros des produits ne comprennent pas les frais de courtage dont le montant est généralement assez élevé surtout lorsqu'il s’agit d'achat de cé-

réales.

Il est évident que l'organisation du courtage reste encore aujourd’hui le principal problème à résoudre dans la question des prix. Sans doute, l’état déplorable de cette organisation s'explique jusqu’à un

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