Jean Rigauld, cap. V, éd. du P. Ferdinand, p
l'évolution du merveilleux 243
fractus ad unam partem et pes scyphi ad aliam pariem remansit ^ Le saint, alors, par sa prière, fit rentrer le vin dans le tonneau et fit, de môme, se rejoindre, sans qu'il restât trace de la fracture, les deux morceaux du verre ^.
C'est déjà passablement /?i/to/'e5gïie; pas assez, toutefois, pour le légendaire du manuscrit de Florence 3, qui commence par introduire dans l'épisode un détail absolument invraisemblable. Selon lui, c'est une truie qui, trouvant la porte du cellier ouverte, y est entrée et a arraché le robinet du tonneau. De plus, tandis que, d'après Jean Rigauld, le verre était seulement cassé eu deux, la coupe d'un côté et le piedide l'autre, la légende de Florence, pour que l'histoire éoit plus belle, le dit brisé eu mille morceaux.
Qusedam domina devota^ cellarium aperieus,.. iiicaule apertum dimisit ; sed porca qusddam, ingressa, cannellam de végète avulsit et totum dolii viiium fudit. . Vir saucius, compatiens in Deo, fàcta oratione, vegetem usque ad summum subito replevit et vas vitreum, in minutas partes confractum, intègre réparant''.
Thomas de Gelano^, dans un récit qu'ont reproduit pour le fond Julien de Spire 6, saint Bonaventure ''', Jean Rigauld^, et auquel font allusion Barthélémy de