BûNAVENTURE, Leg. S. Frauc, cap. IV
8. Jean Rigauld, cap. VIII, éd. du P. Ferdinand, p. 82 et. 84.
Trente^ et le Liber mlraculorum-, relate qu'au chapitre provincial d'Arles, pendant un sermon d'Antoine, un Frère Mineur, nommé Monald, vit saint François, alors en Italie, apparaître à l'entrée de la salle et bénir l'assemblée :
Intererat.. illi capitulo f rater Antoiiius.. Qui qiium fralrihus ferventissime ac devotissime prœdicaret,.. f rater Mona.ldus respexit ad ostium domus in qiio eraiit fratres pariter congregati et vidit ihi oculis corporeis beatum Franciscain in aère sublevatum,.. benedicentem fratribus. Repleti quoque videbantur omnes consolatione.. et de concepto saliitis gaudio satis credibile fuit eis quod de visione et de prsesentia patris gloriosissimi audierunt ^.
De ce texte, et de tous les légendaires ci-dessus énumérés, il résulte que seul d'entre les frères Monald eut cette vision. Or, au XV^ siècle, la curieuse légende en vers français que le R. P. Ubald d'Alençon, Capucin, a récemment retrouvée^ et éditée sous ce titre : Le dit de la vie de saint Antoine de Pade ^, se permet, sans plus de scrupules et bien qu'elle ne soit guère qu'une traduction servile de la Vita auctore anonymo ^, d'amplifier et de généraliser^ comme il suit, le prodige :
Il preeschoU une fois au chapitre
Oii la proince fit congrégacion.. .
En icelle heure, saint Franchois notre père,
Lequel estait en aultre nacion,
1. Barth. de Trente, Epilogus, ap. 5. Ant. vilx cluse, p. 249 et 250.